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L’ONG Tiipaalga valorise les savoirs locaux au Burkina Faso

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Depuis 2018, l’Administration Générale du Sport (ADEPS) finance la plantation d’arbres au nord du Burkina Faso pour compenser le carbone émis lors des déplacements liés aux points verts. Parallèlement à ces plantations, des formations sur la gestion durable des terres sont également assurés au profit des bénéficiaires afin qu’ils augmentent leurs productions agricoles. Pour avoir un impact plus important, les compétences endogènes sont valorisées. Un premier noyau de 95 producteurs a ainsi été formé en 2018. En 2019, 50 de ces producteurs ont formés chacun 10 producteurs de leur village Ainsi 595 producteurs ont pu être formés en deux années seulement. Ces formations sont réalisées grâce à un partenariat entre l’APEFE, financée par la Coopération Belge au Développement (DGD), l’initiative de la Grande muraille Verte pour le Sahara et le Sahel, programme phare de l’Union Africaine visant à lutter contre la désertification et L’ONG burkinabè Tiipaalga.

Ces formations entrent dans le cadre du projet « Production et mise en terre de 120 000 plants forestiers dans les mises en défens encadrés par l’ONG Tiipaalga » financé par les compensations carbone des points verts de l’ADEPS. Elles visent à diffuser à grande échelle les bonnes pratiques de gestion durable des terres et de restauration des paysages forestiers dans les terroirs villageois de la province du Soum au nord du Burkina Faso à travers la valorisation des compétences endogènes. C’est ainsi que pour la conduite des sessions, l’ONG burkinabè Tiipaalga partenaire de l’APEFE et de la Grande Muraille Verte a choisi de s’appuyer sur 50 techniciens endogènes, parmi les 95 qu’elle a formé en 2018. Ils ont été désignés sur la base de la qualité de leurs réalisations de Gestion Durable des Terres et leur volonté à encadrer d'autres producteurs. Chacun a alors formé 10 de ses pairs, sous la supervision de deux techniciens spécialisés en formation et vulgarisation des bonnes pratiques d'agro écologie, mandatés par Tiipaalga.

Au total en 2019, 500 producteurs ont ainsi pu bénéficier de connaissances théoriques mais surtout pratiques sur 5 thématiques à savoir : la fabrication de compost ; le zaï et les demi-lunes qui sont deux techniques de récupération des terres, les techniques de la régénération naturelle assistée (RNA) permettant naturellement de régénérer un couvert forestier dans les champs de production et enfin les techniques de construction des cordons pierreux végétalisés pour éviter l’érosion des sols. Parmi les formés, on compte 132 femmes soit plus du quart des participants. La présence des femmes est un bon indicateur et un gage de réussite de la diffusion des techniques de GDT. En effet, du fait qu'elles héritent le plus souvent de terres dégradées et pauvres, elles ont besoin de ces techniques pour améliorer la fertilité de ces portions de terres et assurer une bonne production.

Au terme des différentes sessions, tous les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction quant aux connaissances acquises sur les modules développés. Chacun d’eux s'est engagé à réaliser pour la présente campagne agricole, 0,25 ha de zaï et 0,25 ha de demi-lunes, soit 0,50 ha de terres dégradées à restaurer par personne, avec un total cumulé de 250 ha pour l'ensemble des 500 participants. Des engagements qui entrent en droite ligne avec les objectifs de l’Initiative de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel au Burkina Faso pour lutter contre la désertification et pour permettre aux producteurs de s’adaptater au changement climatique.

 

Formation sur la réalisation de zaï

 

Formation sur le compostage en fosse

 

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