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10-03-2006 |
Contexte Depuis les dernières élections présidentielles de 2000, qui ont donné l'accès au pouvoir à Me Abdoulaye Wade, de nombreuses réformes politiques ont vu le jour au Sénégal. C'est ainsi, qu'outre une recomposition du paysage politique en faveur des coalitions de partis, une nouvelle constitution a été adoptée en 2001, l'Assemblée Nationale a voté en 2003 un projet de loi instituant le Haut Conseil de la République pour les Affaires Economiques et Sociales comme troisième institution de l'Etat, et le Programme National de Bonne Gouvernance a été adopté. Ces réformes vont cependant de pair avec une instabilité croissante des équipes gouvernementales. Sur le plan socioéconomique, les politiques d'ajustement structurel visant à replacer l'économie sénégalaise sur un sentier de croissance économique au lendemain de la dévaluation du franc CFA ont eu pour conséquence d'accroître les déficits sociaux. Devant la paupérisation croissante des ménages sénégalais, la crise du secteur agricole non compensée par les secteurs manufacturiers et des services, le Sénégal a mis au point une Stratégie de Réduction de la Pauvreté, qui lie réduction de la pauvreté, progrès économique et renforcement des capacités à réduire de moitié la pauvreté d'ici 2015. La coopération de l'APEFE, présente depuis 1984 au Sénégal s'inscrit dans ce contexte. Ses interventions suivent une logique de partenariats sectoriels susceptibles de catalyser des actions durables de développement. Dans une logique de partenariat et conformément aux priorités définies par le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté, les autorités sénégalaises et l'APEFE, ont retenu trois axes sectoriels prioritaires pour la coopération au Sénégal : - Education : Formation professionnelle
- Industries manufacturières : agro-industries
- Distribution d'eau et assainissement : épuration et distribution.
En 2005, cette concentration autour des secteurs définis devrait se préciser davantage, ce qui devrait permettre d'améliorer la qualité, la cohérence et par conséquent l'impact de la coopération de l'APEFE au Sénégal. Projets et interventions 2.1. Education : formation professionnelle 2.1.1. Formation en stylisme-modélisme à l'Ecole Nationale des Arts Le Sénégal est mondialement reconnu pour sa créativité en matière de confection. Le stylisme représenté par quelques personnalités renommées constitue un secteur informel très dynamique. Paradoxalement, l'intégration économique ouest africaine et des accords douaniers particuliers avec l'Union Européenne et les Etats Unis d'Amérique permettent aux produits de la confection sénégalaise de bénéficier d'importantes facilités d'exportation. Devant ce constat, l'Ecole Nationale des Arts a créé un département de «Stylisme et Modélisme » pour former les futurs créateurs et chefs d'entreprise du secteur. Une première phase de l'intervention APEFE a été consacrée à la modernisation des curriculums et à la formation des enseignants dans le domaine de la coupe couture (professeurs du Département de coupe - couture et mode de l'ENA). Une deuxième phase a été ensuite consacrée à la création d'un curriculum en stylisme modélisme. Cette phase de l'intervention consiste également à nouer des liens entre les créateurs locaux et l'Ecole Nationale des Arts, dans le souci de professionnaliser le métier de stylisme - modélisme au Sénégal. L'intervention en 2004 avait pour objectifs spécifiques de définir et de faire valider les curriculums de formation par le Ministère de la Culture et du Patrimoine Classé : les résultats à ce niveau sont atteints (un séminaire de validation a eu lieu en décembre 2004). Ensuite, il s'agissait d'assurer la formation des formateurs : celle-ci est partiellement achevée. Un troisième objectif était de préparer les élèves sortants (2003/2004) à une autonomie professionnelle. Un défilé de mode a été organisé avec l'ensemble des élèves du département « coupe - couture et mode ». Une évaluation de l'intervention a été effectuée et de nouveaux partenaires ont été associé au projet (Laay Diaara Couture, SODIDA). L'évolution de l'intervention s'attachera davantage à une plus grande interaction avec le secteur des entreprises et le monde professionnel. 2.1.2. Mise en oeuvre d'un centre de ressources et d'expertise en sciences de l'éducation (CESEA) à l'Ecole Normale Supérieure Le Sénégal, en dépit d'une volonté politique sans faille en faveur du secteur de l'éducation, secteur déclaré prioritaire dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, affiche des résultats en deçà des attentes en la matière. Face à ces constats, l'Ecole Normale Supérieure met en place, avec l'appui de l'UCL/CUD, un centre d'expertise des systèmes éducatifs africains (CESEA) dont l'objet est de stimuler la réflexion et l'amélioration des systèmes éducatifs d'Afrique subsaharienne francophone. Partie intégrante du CESEA, le Centre de Ressources est l'objet de l'intervention de l'APEFE ; il vise la mise en Suvre d'une politique opérationnelle de gestion de l'information et met au service des experts, comme du personnel et des étudiants de l'ENS, tout le soutien nécessaire en termes de gestion de l'information (collecte, analyse et diffusion). En 2004, les systèmes de collecte et de traitement de l'information ont été mis en place. Au plan de la diffusion, sans attendre l'investissement lourd annoncé, un pré-intranet a été mis en place. Le référentiel de formation a été élaboré. Tous les documents de base à la formation du personnel et des utilisateurs ont été élaborés et/ou réunis et la formation démarrée avec les étudiants et le personnel affecté directement au Centre de Ressources. Les chercheurs et étudiants disposent ainsi depuis la fin 2004, d'une plateforme de recherche documentaire interne à l'ENS qui leur permet d'effectuer leurs recherches au départ de leur poste de travail et de consulter divers documents de formation à l'utilisation de l'outil informatique ou des documents de soutien à leurs cours (existant également sous forme de CD Rom). Ils disposent également d'un accès direct aux productions de leurs collègues chercheurs, ainsi que de possibilités de numériser leurs propres productions. Les résultats déjà obtenus et rendus visibles via la plateforme interne suscitent de nombreuses demandes d'élargissement de l'accès aux personnes externes à l'ENS. Il est ainsi proposé à l'APEFE de monter une plateforme francophone consacrée à la recherche en éducation et de passer à une version extranet afin de rendre les ressources engrangées accessibles à l'Université Cheikh Anta Diop, à l'UGB, aux responsables du système éducatif, & L'année 2005, comme prévu par le schéma global de planification, sera quasiment entièrement consacrée à la formation du personnel et des utilisateurs, et le cas échéant à l'élargissement de l'accès au centre de ressources. 2.1.3. Appui structurel à la création d'une Unité d'Apprentissage et de Production en construction métallique au lycée technique de Kédougou Le gouvernement du Sénégal met l'accent sur la formation professionnelle pour rendre son secteur industriel plus performant. Dans ce contexte, l'APEFE a mis en place au Lycée Technique de Kédougou, une Unité d'Apprentissage et de Production (UAP) dans le domaine de la construction métallique. Des jeunes déscolarisés y sont formés. Grâce à au projet qui se déploie en trois axes (formation professionnelle, conception d'un matériel adapté et insertion professionnelle), l'UAP produit du matériel et le vend afin de s'autofinancer et devenir ainsi progressivement une structure autonome et pérenne. Pour cela, elle s'appuie sur les compétences locales (maîtres artisans, professeurs du lycée, acteurs économiques de la région, ONG,&). Un manuel de procédures a été rédigé afin de mettre en place la structure administrative de l'UAP. Une formation (24 participants) en construction métallique et forge a débuté. Des prototypes ont été étudiés et réalisés. Des formations en informatique ont été dispensées. Les effets se traduisent par une forte demande de formation des jeunes tous sexes confondus et ce dans de nombreux secteurs. Les perspectives pour 2005 sont l'amélioration du fonctionnement de la structure dans son ensemble, la mise en Suvre de l'insertion des jeunes formés et l'autofinancement de l'UAP. 2.2. Gouvernement et société civile 2.2.1. Appui structurel à la mise en Suvre d'un système de suivi-évaluation dans le cadre du Programme de Soutien aux Initiatives de Développement Local (PSIDEL 8ème FED) Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, l'Etat du Sénégal fixe à travers le Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP) ainsi qu'à travers la Lettre de Politique de Développement Rural Décentralisé (Octobre 1999) un certain nombre de principes devant permettre de resituer les processus de développement local au niveau des populations et des Collectivités Locales (CL). S'inscrivant pleinement dans cette dynamique, le PSIDEL (Programme de Soutien aux Initiatives de Développement Local), piloté par le Ministère de l'Economie et des Finances, le Ministère des Collectivités Locales et de la Décentralisation et l'Union Européenne (bailleur de fonds), appuie les Communautés Rurales (CR) dans le cadre de l'élaboration et de l'exécution de leurs plans locaux de développement, tout en veillant à une totale responsabilisation et au renforcement des capacités des acteurs de la décentralisation. Sa zone d'intervention directe couvre les 59 CR des Départements de Bignona, Kolda, Podor et Sédhiou ; une zone de cofinancement touche également 31 CR dans les Départements de Kaffrine et Kébémer. Les principaux secteurs concernés sont l'éducation/formation, l'hydraulique, la santé et l'agriculture/élevage, priorités sectorielles égalemment retenues par l'APEFE au Sénégal. L'intervention APEFE a permis d'élaborer de manière participative et itérative un système de suivi-évaluation (SSE) des activités menées par le PSIDEL, comprenant un volet interne (propre à la structure) et un volet externe (environnement d'intervention dont l'unité d'observation est la CR). L'objectif à terme est de proposer aux principales cibles du Programme, des outils adaptés d'opérationnalisation et de décision, permettant notamment la pérennisation des expériences acquises. La crédibilité acquise par l'APEFE à travers l'action de son coopérant a amené les partenaires à redéfinir le champ de celui-ci, qui assume maintenant des fonctions de conseil technique pour les activités générales du programme tout en restant centrée plus particulièrement sur le volet suivi-évaluation. L'outil adapté aux besoins de l'ensemble des ordres de Collectivités Locales (CR, Communes, Régions) se concrétise au niveau du terrain par des avancées notables en termes d'implication des acteurs et d'identification des sources et des types de données à collecte. 2.2.2. Appui à la mise en place d'un programme national de formation des magistrats, des gendarmes, des policiers et des travailleurs sociaux quant à la protection juridique des mineurs Ce projet, fruit d'un partenariat institutionnel avec le CGRI-DRI et le Délégué Général aux Droits de l'Enfant de Wallonie Bruxelles, vise à renforcer la protection juridique des mineurs (mineurs délinquants et mineurs en conflit avec la loi) par la mise en place de formations initiales et continues des intervenants dans le processus judiciaire. Ce projet regroupe par une convention de partenariat, l'Ecole Nationale des Travailleurs Sociaux Spécialisés (ENTSS), l'Ecole Nationale de Police (ENP), l'Ecole Nationale de la Gendarmerie (ENG), l'Ecole Nationale de Développement Social et Sanitaire (ENDSS), l'Unité Pédopsychiatrique du CHU de Fann (« KËR XALEYI ») et le Centre de Formation Judiciaire (CFJ) qui en assure la coordination. En ce qui concerne la formation initiale, un module de cours intitulé « renforcement de la protection juridique des mineurs » a été intégré dans les curriculums des 5 écoles partenaires. Il inclut tant des cours sur le fonctionnement de la gendarmerie, de la police et de l'Administration pénitentiaire (de manière à ce que les travailleurs sociaux et les magistrats comprennent le rôle et la fonction de leurs interlocuteurs), que des cours sur la psychologie de l'enfant, la psychopathologie, la problématique de l'adolescence, les différents types de contrôle social, l'enfance en danger, les aspects psychologiques de la maltraitance, la médecine légale en rapport avec la maltraitance (sexuelle et autres), l'écoute d'un enfant et son audition ainsi que les textes sénégalais et internationaux en matière de protection des mineurs. Des ateliers pratiques sont également organisés après les cours théoriques de manière à renforcer la formation par des jeux de rôles, des mises en situation et des cas pratiques. Ces ateliers pratiques sont dispensés par des formateurs en systémique du CHU de Fann. Différents séminaires de formation continue ont été organisés avec le soutien financier de l'UNICEF Dakar, dans les différentes Régions du Sénégal, en vue de renforcer la collaboration entre les différents intervenants au processus judiciaire. Les recommandations émises par les participants de ces sessions de formation ont été présentées et approuvées en mars 2004 par le Réseau des Parlementaires Population et Développement (RPPD), sous forme de projet de loi modifiant le code pénal et le code de procédure pénale. Les termes de référence d'une étude statistique sur la situation des mineurs délinquants ont été élaborés afin que l'Unité de recherche OIM/IRD de Dakar, qui a rendu opérationnelle l'informatisation des parquets et la récolte quotidienne des données statistiques de tous les parquets du Sénégal, fasse une analyse des caractéristiques socioéconomiques et judiciaires de la délinquance juvénile. Les résultats de cette étude, réalisée avec l'appui de la CTB, devraient être restitués en mars 2005. Des contacts ont été pris avec la Direction de la Petite Enfance et des Droits de l'Enfant du Ministère de la Famille, du Développement Social et de la Solidarité Nationale afin de mettre en Suvre le volet préventif du projet RPJM, à savoir la mise en place d'une cellule de vulgarisation des droits de l'Enfant et la production d'outils de vulgarisation des textes internationaux et des procédures de protection des mineurs. Globalement, un rapprochement est perceptible entre les acteurs sociaux et les acteurs judiciaires qui interviennent auprès des mineurs délinquants et des mineurs en danger, conformément à l'approche pluridisciplinaire souhaitée. En 2005, dernière année de l'intervention, un questionnaire d'évaluation sera adressé à tous les intervenants dans la problématique des mineurs, qu'ils aient ou non bénéficié de la formation continue en 2002, 2003 ou 2004, afin de connaître l'impact de la formation continue, tant d'un point de vue quantitatif que qualitatif, et de modeler la formation 2005 sur les besoins, attentes et carences détectées. Le projet RPJM a fait l'objet d'une évaluation à mi-parcours en juin 2004. 2.2.3. Développement de procédés de transformation agro-alimentaire et transfert technologique auprès d'acteurs économiques des filières concernées L'institut de Technologie Alimentaire (ITA), Centre de Recherche / Développement dépendant du Ministère de l'Industrie et de l'Artisanat, a pour mission de favoriser le développement de filières de transformation de produits agro-alimentaires sénégalais, en veillant à la qualité des produits transformés. Ses actions principales sont la recherche et le développement, et le transfert de compétences, notamment en créant des partenariats avec des entrepreneurs privés soucieux de se former aux techniques développées. Une part importante de son activité consiste ainsi à former les opérateurs sénégalais (des groupements informels aux entreprises) en termes de qualité et de pratiques de fabrication et transformation agroalimentaires adaptées. Enfin, l'ITA assure des activités de laboratoire de référence. En partenariat avec l'Ecole Supérieure Polytechnique de l'Université Cheikh Anta Diop et le CWBI, Centre Wallon de Biologie Industrielle (FUSAGx et ULg), l'ITA a mis en place un pôle de séchage pour la valorisation des produits des bio-industries. Afin d'augmenter l'efficacité des contacts avec les entrepreneurs privés, une cellule d'appui/conseil a été créée impliquant tous les partenaires du projet. Un protocole d'accord-cadre a été signé avec une entreprise intéressée par le transfert et la production de poudre instantanée de bissap. Le deuxième produit prometteur à finaliser est le café Touba. L'atomiseur et le lyophilisateur financés par la Région Wallonne sont fonctionnels. Des essais de production ont été réalisés : bissap en poudre, café Touba, farine de mil acide ont été atomisés. Un document théorique didactique sur les principes et l'utilisation de l'atomisation et de la lyophilisation a été finalisé. Une procédure est rédigée et utilisée pour l'atomisation, la fermentation, etc. Le matériel a été complété par un filtre presse de grande capacité (notamment pour la préparation du café Touba) financé par la Région Wallonne. L'ensemble de ces activités est réalisé en mettant en place une démarche qualité de type HACCP. L'APEFE a fourni un frigo afin de conserver de manière optimale les échantillons. De même, deux formations, l'une sur le calcul du coût de revient des produits (externe), l'autre sur le système HACCP (interne) ont été financées. Enfin, elle a aussi pris en charge le début d'une enquête sur la filière café Touba. Une mission d'évaluation a eu lieu en novembre 2004. Les prévisions 2005 portent sur la finalisation des produits et des accords de transfert, la création effective du comité de pilotage et l'organisation d'un atelier GPPI pour spécifier les conditions d'une prolongation ultime de consolidation recommandée par l'évaluation. Par ailleurs, les procédés de production de vinaigre par acétateurs, ainsi que la production de vinaigre à partir de ressources locales (mangues, bananes, etc.) sont en de cours développement dans le cadre d'un projet financé par la Région Wallonne. 2.2.4. Mise en Suvre d'un pôle de développement et de contrôle des procédés de séchage des produits des bio-industries à l'ESP L'Ecole Supérieure Polytechnique (ESP), relevant de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, assure des formations supérieures de type court (techniciens) ou de type long (ingénieurs de conception) dans les secteurs techniques. Depuis 1999, l'APEFE appuie des projets visant le renforcement des compétences des formateurs de différents départements de l'ESP et de leur capacité en recherche appliquée/développement. Ces projets ont permis la mise en place de structures de service pérennes et l'ouverture de nouvelles filières de formation répondant directement aux besoins du marché sénégalais. L'intervention appuie le projet de la Région wallonne visant à la mise en place d'un pôle de séchage pour la valorisation des produits des bio-industries. Ce pôle est le fruit d'un partenariat entre le Centre Wallon de Biologie Industrielle (CWBI-Gembloux et Liège), l'Institut de Technologie Alimentaire de Dakar (ITA) et l'Ecole Supérieure Polytechnique. Un comité de suivi ESP/ITA/APEFE/RW se réunit tous les trimestres. Le département de génie chimique, le laboratoire de microbiologie appliquée et de génie industriel (LMAGI), et le laboratoire de formation continue en industries alimentaires (LFCIA) ont développé les modèles de séchage par atomisation et lyophilisation sur les produits locaux en collaboration avec l'équipe de l'ITA. Les contrôles de qualité et les tests organoleptiques sur la matière première et les produits en poudre sont réalisés à l'ESP, tandis que les équipes de l'ITA réalisent la mise au point des procédés de concentration, filtration et séchage tout en participant à certains tests. Une unité pédagogique a été créée avec le département d'Economie Familiale (Hall de Technologie Alimentaire et Culinaire, Centre de Recherche Documentaire), en vue d'assurer la formation des opérateurs économiques sur les modes d'utilisation des nouveaux produits pulvérulents. Ce département étudie aussi les modes de consommation locaux (organoleptique, enquêtes). L'APEFE a financé un vidéo-projecteur et deux formations, l'une sur le calcul du coût de revient des produits (externe), l'autre sur le système HACCP (interne). Elle a aussi permis une enquête de consommation sur la farine de mil atomisée ; celles-ci seront suivies d'enquêtes de marché. L'application du système d'assurance qualité HACCP est en cours et doit être transférée aux opérateurs privés en 2005. L'ITA a conclu avec une entreprise intéressée, un protocole d'accord de transfert pour la production de poudre instantanée de bissap. Une mission d'évaluation a eu lieu en novembre 2004. 2.3. Agriculture Production locale de semences et de plants de pommes de terre par culture in vitro. Le Programme d'Ajustement du Secteur Agricole (PASA) confie au secteur horticole, les objectifs de création de revenus et de sécurisation des revenus. L'horticulture nécessite une forte intensité de main d'Suvre et offre une activité rémunératrice aux couches défavorisées de la population. Vu la quantité importante (+ de 26000 T en 2003) d'importations de tubercules de pommes de terre, les opérateurs économiques ont notamment envisagé des alternatives techniques économiquement viables pour satisfaire la demande nationale. La production locale de plants est un préalable au redémarrage de la filière de production. L'intervention APEFE, qui a débuté au dernier quadrimestre de 2004, fait suite à une première phase (terminée en février 2004) concrétisée en partenariat avec le Centre de Formation Professionnelle Horticole et les services de la Division des Semences qui a permis de produire localement par la technique in vitro, des plants de pomme de terre sains à certification phytosanitaire garantie. La Direction de L'Horticulture assure la coordination entre les différents intervenants et la cohérence du projet par rapport à la politique sectorielle nationale. L'Institut Sénégalais de Recherches Agricoles se charge de la mise en Suvre de la production de vitro plants et de vitro-tubercules. Le Centre de Formation Professionnelle Horticole de Cambérène se charge de la mise au point de l'acclimatation des vitro-plants en hors-sol ainsi que de la culture en plein champs de plants de base certifiés. Le Centre de Recherche Agronomique de Libramont et la Haute Ecole Charlemagne de Gembloux accompagnent scientifiquement l'intervention, particulièrement pour les étapes de production in-vitro. Les premiers mois de l'intervention ont été consacrés à la contractualisation de ce partenariat. La production des plants s'avère prometteuse en termes de certification et de relance de la filière. Au cours de l'année 2005, les ressources humaines chargées de production auront été formées et seront rendues opérationnelles quant aux techniques de production des plants. 2.4. Communication Formation de techniciens supérieurs en télécommunication à l'Ecole Supérieure Polytechnique L'année 2004 a connu des évolutions majeures dans le secteur des télécommunications : d'une part, l'activité du secteur a fortement progressé en volume (la téléphonie mobile a cru de 35 % en nombre d'abonnés), les tarifs ont baissé et enfin, beaucoup d'activités liées à ces technologies se sont créées ou ont pris de l'essor (centres d'appels, création de sites web, cybercafés, intégration d'aspects télécommunications dans beaucoup de sociétés informatiques, services à valeur ajoutée, ...). D'autre part, l'organisation des acteurs dans ce secteur, a beaucoup progressé. Des associations de consommateurs et de professionnels ont vu le jour et l'ART (Agence de Régulation des Télécommunications) s'est imposée comme un acteur important dans les débats et décisions liés au domaine. L'intervention de l'APEFE consiste à appuyer la mise en place d'une formation de techniciens supérieurs en télécommunications et réseaux, du type bac+2. Celle-ci est conjointement mise en oeuvre par deux départements de l'Ecole Supérieure Polytechnique: le génie informatique et le génie électrique. Ceux-ci sont appuyés par des partenaires de Wallonie-Bruxelles (CGRI, Institut Supérieur Industriel de Mons, le laboratoire de Télécommunications et le Département Informatique de l'UCL) et locaux (Sonatel, Sentel, CFAO, ART). En 2004, une première année de formation s'est déroulée comme prévu et la seconde promotion a été recrutée avec succès. Plus du tiers des candidats au recrutement de l'école ont postulé pour cette formation, alors que 6 autres leur sont proposées, ce qui a permis de choisir les meilleurs éléments. Un laboratoire de travaux pratiques en télécommunications et réseaux a été équipé avec un appui important de l'APEFE. Trois formateurs locaux ont effectué un stage en Communauté française de Belgique et un intervenant de l'UCL a donné une formation sur le multimédia en réseau. Par cette intervention, la collaboration entre les départements sénégalais impliqués est renforcée et on relève une rationalisation des moyens locaux mis en Suvre (regroupement de cours notamment). La première promotion sortira en 2005 sur le marché de l'emploi. Une mission d'évaluation indépendante a été planifiée par l'APEFE en avril. Celle-ci permettra d'envisager la consolidation de l'intervention. 2.5. Respect et préservation de l'environnement- distribution d'eau et assainissement 2.5.1. Lutte biologique piscicole contre la végétation envahissante des canaux d'irrigation dans la Vallée du Fleuve Sénégal La vallée du fleuve Sénégal fait l'objet d'un vaste programme de mise en valeur depuis 1985 : mise en fonction du barrage de Diama et un peu plus tard de celui de Manantali (Mali). La construction de ces barrages, qui ont adouci l'eau et supprimé les crues du fleuve, a des effets négatifs importants. La végétation aquatique s'est développée de manière anarchique au niveau du fleuve, des canaux d'irrigation annexés et au niveau du Lac du Guier, ayant pour principales conséquences une difficulté d'accès aux plans d'eau, le colmatage végétal des canaux d'irrigation et le développement rapide de maladies hydriques typiques (bilharziose). L'intervention APEFE, localisée à Richard-Toll (vallée du fleuve Sénégal), est sous la responsabilité conjointe du Commissariat à l'Après-Barrage, de la Compagnie Sucrière Sénégalaise-CSS (partenaire technique privé) et de la Direction de la Pêche Continentale et de l'Aquaculture. L'Université de Liège, promoteur du projet, reçoit une contribution de la Région wallonne (DRI). Son objectif est la mise en place d'une méthode de contrôle biologique de la végétation aquatique envahissante avec l'utilisation d'un poisson herbivore allochtone : la carpe chinoise herbivore (C. idella). Le développement de cette technique permettra donc à moyen terme de réduire fortement le coût du nettoyage des canaux (lutte manuelle, mécanique et chimique) tout en étant respectueux de l'environnement. La maîtrise de la reproduction artificielle de la carpe dans les conditions environnementales de la région, fut un des objectifs important de 2004. La première production locale d'alevins a été obtenue avec succès. Les seuls individus actuellement autorisés à être introduits dans les canaux d'irrigation du Sénégal sont les carpes chinoises stériles. Parallèlement, des tests basés sur l'introduction contrôlée de carpes chinoises herbivores triploïdes (stériles) sont en cours dans les canaux d'irrigation de la CSS et les résultats obtenus sont prometteurs. En 2005, les objectifs seront la maîtrise de la production de carpes chinoises triploïdes, la réalisation d'essais de lutte biologique à moyenne échelle et la préparation de la restitution des acquis de l'intervention aux acteurs nationaux. 2.5.2. Appui méthodologique et structurel de la Direction des Parcs Nationaux pour le renforcement des capacités des populations de la périphérie des aires protégées dans les métiers de l'écotourisme Afin de lutter contre la pauvreté des populations vivant en périphérie des aires protégées tout en préservant les ressources naturelles de celles-ci, nécessaires à l'économie du pays, l'une des stratégies identifiées et notifiées par le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) du Sénégal est de s'engager dans «la promotion et le soutien d'activités de loisirs communautaires et le soutien de métiers liés aux loisirs et au tourisme». Le secteur du tourisme est le second pourvoyeur de devises après la pêche. Son avenir prometteur le place parmi les axes prioritaires pour le développement du pays. Integrer les populations locales à ce développement et valoriser les zones rurales et naturelles sont les soucis du gouvernement. L'écotourisme peut répondre à ces prérogatives, surtout au regard des grandes potentialités du pays non encore valorisées et de la demande grandissante des marchés émetteurs. En conséquence, le Ministère de l'Environnement, à travers la Direction des Parcs Nationaux, a élaboré avec le Ministère du Tourisme et l'APEFE, un "Programme d'Impulsion de l'Ecotourisme dans les aires protégées et leurs périphéries (PIE)". Cette intervention, qui s'est terminée en décembre 2004, avait pour objet de venir en appui à la réalisation de certains objectifs de ce PIE. Pour ce faire, elle s'est centrée sur la formation d'éco-guides villageois maîtrisant parfaitement l'animation et l'interprétation des milieux naturels et culturels. Un encadrement plus qualitatif permet d'accroître la demande pour ce type de tourisme. L'intervention APEFE a également contribué à la mise en place des textes réglementaires idoines en vue de définir et protéger la profession d'éco-guide, et de lui assurer une reconnaissance de qualité selon les normes voulues par le marché de l'écotourisme. La publication et la diffusion d'un document de stratégie nationale en matière de développement de l'écotourisme dans les aires protégées et leurs périphéries ont été réalisées. Des ateliers nationaux et locaux ont été organisés pour permettre aux différentes cibles, décideurs, cadres nationaux et acteurs à la base, de bien cerner les enjeux et les opportunités offertes par ce secteur naissant au Sénégal. Des modules spécifiques de formation et de sensibilisation des populations locales ayant été dispensés avec l'appui de plusieurs partenaires, des investisseurs et des villages sont progressivement en train de s'organiser pour mettre en place des produits d'écotourisme pouvant être valorisés par les guides spécialisés. C'est ainsi que des partenariats ont été établis ou sont en cours de négociation avec des investisseurs privés, des opérateurs touristiques, des ONG, ainsi que plusieurs projets locaux. 2.6. Infrastructure et services sociaux divers/ culture Appui au développement des métiers de la culture dans le domaine du théâtre à l'Ecole Nationale des Arts Dans le cadre du Programme National de Développement Culturel du Sénégal (PNDC), le Ministère de la Culture et du Patrimoine historique classé a décidé de mieux adapter la structure de l'enseignement de l'Ecole Nationale des Arts (ENA), aux réalités socioculturelles et économiques du Sénégal. L'intervention APEFE est focalisée sur la réforme de la structure d'enseignement de l'art dramatique en renforçant cette enseignement par la mise en place de deux nouvelles filières (formation de professeurs d'art dramatique et formation de metteurs en scène), par l'élévation de la formation de comédien au niveau de l'enseignement supérieur et par le renforcement des capacités de gestion d'un centre de documentation théâtrale. Les contenus pédagogiques ont été réactualisés. Et le projet de réforme de l'enseignement de l'art dramatique a été validé par le Ministère de la Culture et du Patrimoine historique classé lors d'un séminaire d'étude et de validation qui a eu lieu fin 2004. Cette validation portait sur l'ensemble des aspects de l'intervention : conditions d'admission des études en art dramatique au niveau du baccalauréat, contenus spécifiques à la profession, diplômes correspondant aux niveaux de formation. L'appui au renouvellement de la documentation a été effectué et un programme accéléré de formation des formateurs sous forme de stages est en cours. Les comités technique de suivi ont été organisés. Les délais d'une légalisation officielle par décret ont retardé l'échéance de la validation spécifique du projet de réforme de l'art dramatique, laquelle constituait l'objectif de la deuxième phase de l'intervention planifiée. 2.7. Politique en matière de population / santé et fertilité Appui structurel au groupe « counseling » du CNLS au Sénégal par la formation C'est depuis janvier 2002 que l'APEFE a repris son intervention au Sénégal dans la lutte contre le VIH/SIDA. Cette intervention s'est essentiellement attachée à appuyer l'équipe des formateurs itinérants en consultation VIH/SIDA pour renforcer les compétences des prestataires de soins qui assurent la prise en charge des personnes vivant avec le VIH. Le projet est logé à la Division SIDA/IST du Ministère de la Santé. Un volet du projet concerne aussi la prise en charge du stress professionnel chez le personnel soignant évoluant dans le milieu du SIDA. Face à l'importance de la demande, l'intervention a largement dépassé le Ministère de la Santé (demandes des services de santé de l'armée et d'entreprises sénégalaises). L'APEFE a ainsi appuyé la formation de près d'un demi-millier de prestataires intervenant dans le domaine du SIDA (médecins, infirmiers, travailleurs sociaux, sages-femmes, chercheurs, associatifs responsables du personnel, techniciens de laboratoire, professeurs d'école de sages-femmes,&). Les sessions de formation de formateurs d'une quarantaine de conseillers civils et militaires ont été organisées pour permettre la pérennité de l'intervention ; un guide du formateur en consultation VIH/SIDA a également été rédigé. Ces actions ont pu se mettre en place grâce à l'appui de bailleurs comme l'Alliance Nationale Contre le SIDA, FHI (USAID), la Banque Mondiale, l'Union Européenne, la Défense Américaine. 2.8. Information communication francophonie 2.8.1. Appui structurel à la gestion de l'information et de la communication de la CONFEMEN L'éducation de base et à la formation professionnelle et technique sont des priorités pour la Francophonie. Le Forum Mondial de Dakar (2000) a montré que les pays francophones du Sud avaient beaucoup de mal à atteindre les objectifs de l'Education Pour Tous fixés par la CONFEMEN (Conférence des Ministres de l'Education des pays ayant le français en partage). L'intervention de l'APEFE vise à relever, avec les partenaires techniques et financiers du secteur de l'éducation, les défis d'accès à l'éducation et d'amélioration de la qualité de celle-ci. Elle a débuté en octobre 2003 au niveau du Centre d'Information et de Documentation du Secrétariat Technique Permanent de la CONFEMEN. Elle fait suite a une intervention précédente qui a permis de doter le Secrétariat d'un centre de documentation opérationnel et performant comportant aujourd'hui plus de 6000 ouvrages et documents de référence. L'intervention s'inscrit dans le cadre de la coopération multilatérale francophone et dans le contexte du plan de relance de la CONFEMEN adopté par la 50ème Session ministérielle de Ouagadougou en 2002, où les secteurs de l'information-communication constituaient l'un des axes majeurs. Ceux-ci permettent d'accroître la dynamique de communication, tant au sein de la CONFEMEN (entre les Etats et gouvernements membres), qu'avec les partenaires en éducation, les communautés éducatives et les chercheurs dans le domaine de l'éducation. Après un peu plus d'un an, l'intervention a contribué à améliorer la production et la visibilité de la CONFEMEN sur le plan national et international, principalement par le biais de la mise en Suvre d'un système de communication externe et la production de supports d'information. En 2005, les comités de gestion de l'intervention seront mis en place et les propositions qui ont été formulées pour le renforcement et la rationalisation de la communication interne devront être revues de manière participative, à la lumière des recommandations de l'évaluation institutionnelle du Secrétariat Technique Permanent. 2.8.2. Appui, par la formation, à la réalisation de l'inventaire du français en Afrique de l'Ouest sous le patronage de l'AUF Le français pratiqué en Afrique s'est fortement différencié du français standard classique. Et cette langue, au contact des multiples langues africaines, continue de se différencier toujours davantage. Ce processus est en soi positif au plan socioculturel, puisqu'il correspond à une appropriation de la langue par les locuteurs natifs et à une adaptation spontanée de cette langue de communication à la diversité culturelle et aux réalités spécifiques de l'environnement africain. Mais il suscite un certain embarras chez les enseignants, dépourvus de guide en matière de normes de la langue d'enseignement . L'intervention APEFE, qui s'est terminée en août 2004, avait pour objet d'accompagner dans la proximité des initiatives de formation de formateurs ayant une responsabilité professionnelle dans la conception et la mise en pratique des programmes d'appropriation du français comme langue de communication et d'apprentissage dans les pays d'Afrique francophone. Des séminaires de formation de formateurs ont été organisés avec suivi interactif des groupes de travail en vue de contribuer à l'émergence d'un réseau d'expertise africain. Ces séminaires portaient sur le traitement des particularités lexicales du français et la gestion des normes endogènes de la langue en rapport direct avec les pratiques orales et écrites du français en Afrique. Une aide pratique à l'éducation a été apportée pour renforcer la formation linguistique des intervenants, l'intervention a donc renforcé la capacité locale des formateurs à produire des matériels didactiques appropriés sur la langue. L'intervention a permis de mettre en synergie les divers partenaires du réseau « étude du français en francophonie » en vue de stimuler une concertation créative sur l'enrichissement des nomenclatures didactiques de la langue d'enseignement par le français d'Afrique. L'intervention a également appuyé la réalisation d'un « inventaire du français en Afrique », visant à remédier à l'insécurité des éducateurs et des formateurs africains par rapport au problème des normes d'usage . 2.8.3. Analyse des systèmes éducatifs des pays membres de la CONFEMEN (PASEC) Dans le contexte des priorités de la Francophonie que sont l'éducation de base et la formation professionnelle et technique, le PASEC (Programme d'Analyse des Systèmes Educatifs des pays membres de la CONFEMEN) présente l'intérêt d'assurer une comparaison entre les systèmes éducatifs des pays africains francophones afin de pouvoir tirer profit des réussites observées chez les uns pour améliorer les lacunes constatées ailleurs. Les recommandations résultant des travaux du PASEC contribuent à l'aide aux décisions politiques en matière d'éducation. Une intervention de l'APEFE en appui au PASEC, terminée en avril 2004, visait à former des équipes nationales au sein des ministères de l'éducation, afin de les rendre capables de poursuivre le travail d'analyse de façon autonome. Plusieurs équipes nationales en Afrique de l'Ouest, en Afrique Centrale et dans l'Océan Indien ont été formées. Un manuel pratique de l'évaluation, confectionné à partir de l'expérience de terrain est largement diffusé auprès de ces experts nationaux. 2.8.4. Appui structurel au Secrétariat Général de la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports des pays ayant le français en partage (CONFEJES) La CONFEJES s'est vu confirmer par le sommet de Moncton, son rôle de référence en matière d'insertion sociale économique et culturelle de la jeunesse en Francophonie. La CONFEJES qui opère principalement en soutien aux politiques nationales des ministères de la Jeunesse et des Sports des pays membres, par la formation de ses cadres, mène aussi des actions directes en faveur de jeunes et de sportifs de pays de la zone ACP. Sa programmation pour les prochains biennums porte sur l'insertion économique des jeunes (environ 150 micro-projets financés annuellement), le renforcement des associations de jeunes en Afrique pour le volet jeunesse et pour le volet de lutte contre le dopage dans le sport, le développement du sport de masse et du sport d'élite, la promotion du handisport et la participation équitable des hommes et des femmes aux activités de Jeunesse et de Sport, ainsi que la préparation des 5ème Jeux de la Francophonie. Pour améliorer la capacité de suivi-évaluation de ses actions, réparties dans 38 pays membres, la CONFEJES met actuellement en place des bases de données d'évaluation de ses bénéficiaires, ainsi qu'une série d'outils de travail et de gestion à la disposition de l'institution. Une intervention APEFE de courte durée (avril à juillet 2004), a permis la mise en Suvre d'un outil de suivi-évaluation des programmes de la CONFEJES en faveur des ministères de la jeunesse et des sports de ses pays membres du Sud. Coordination L'année 2004 s'est caractérisée par une première concentration et un renforcement des interventions dans les trois secteurs prioritaires définis pour l'APEFE au Sénégal, à savoir, l'éducation-formation professionnelle, les industries manufacturières (agro-industries), la distribution d'eau et son assainissement. Au niveau des interventions, les outils de gestion quotidienne tels que les manuels de procédures en termes de ressources ou manuels de sécurité ont été constitués ; un accent particulier a été mis sur la formation, en vue de pérenniser les actions menées. Une attention particulière sera accordée en 2005 à la mise sur pied de comités de pilotage pour l'ensemble des interventions, afin d'améliorer la gestion au quotidien de celles-ci. L'année 2005 sera également consacrée à l'organisation de l'évaluation indépendante d'un grand nombre d'interventions, afin d'assurer une régulation de l'action de l'APEFE en fonction des résultats obtenus. Ces évaluations constitueront une occasion propice de faire le point de la première moitié de l'application du Plan Quinquennal 2003-2007 de l'APEFE. Par ailleurs, à la demande de nos partenaires, les interventions en appui aux institutions francophones seront renouvelées en visant un recentrage dans le secteur de l'éducation. Succès L'intervention visant à appuyer la formation en stylisme-modélisme à l'Ecole Nationale des Arts a particulièrement mis en exergue la qualité de la coopération de l'APEFE au Sénégal, et à travers celle-ci la visibilité de Wallonie-Bruxelles. Cette intervention, située au cSur des priorités sénégalaises en formation professionnelle, a dans un premier temps permis de rééquiper à l'ENA, quatre salles de mécanisation à partir de machines existantes remises à neuf avec l'appui de l'APEFE. Elles ont été complétées par trois postes de repassage industriels, de nombreux mannequins, une presse à thermocoller et des gabarits permettant de fournir une ligne de base à partir de laquelle les étudiantes peuvent développer leur créativité. Le Fonds d'Appui APEFE / République du Sénégal a également permis l'acquisition de cinq brodeuses et de deux surjetteuses-raseuses. A partir de ces équipements, qui font l'objet d'une maintenance également financée par l'APEFE, il a été possible de rehausser le niveau technique de la production en habillement, visant ainsi la normalisation et la qualité de la production, pour atteindre les marchés d'exportation. Cette élévation du niveau technique s'est faite en profondeur à l'Ecole Nationale des Arts, puisqu'elle s'est traduite par la mise sur pied d'une véritable réforme des curriculums de formation en coupe-couture et en stylisme-modélisme, et par la formation de formateurs correspondante. Les contacts permanents entretenus avec le secteur de production garantissent l'ancrage de cette intervention dans le monde industriel sénégalais. Toutes les étudiantes diplômées depuis le début de l'intervention (2002), ont trouvé un emploi. Ce qui peut se traduire en une réponse appropriée au monde du travail et une lutte pour la réduction de la pauvreté au Sénégal. |
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Dernière mise à jour : ( 24-05-2006 )
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