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10-03-2006 |
Contexte La Bolivie est le second pays le plus pauvre d'Amérique du Sud. Le pays se caractérise par un indice de développement humain de 0,672 , soit le 114eme rang selon la liste du PNUD 2002. Le taux d'analphabétisme de la population est de 45 %, avec une forte majorité chez les femmes. La mortalité infantile y est très élevée. Le contexte politique actuel se caractérise par une dégradation des situations économique, sociale et politique du pays. Le 17 octobre 2003, le Président Sanchez de Lozada démissionnait et conformément à la Constitution, c'est le Vice Président Carlos Mesa qui a accédé à la Présidence de la République. L'année 2004 n'a pas apporté d'évolution sensible aux diverses propositions économiques et de reconnaissance des droits collectifs de la population indigène. La partitocratie, la corruption et surtout les intérêts particuliers des différents groupes ethniques, sociaux, religieux et économiques font toujours partie de la gestion quotidienne des affaires. Néanmoins, le gouvernement a mis au point une stratégie de lutte contre la pauvreté (Estrategia Boliviana de Reduccion de la Pobreza) s'appuyant sur une politique économique et sociale en faveur des populations les plus déshéritées, notamment en développant les opportunités d'emplois et de revenus, en garantissant des services d'éducation et de santé préventive, en augmentant la protection sociale et la sécurité, en favorisant la participation populaire et en renforçant l'égalité des chances Projets et interventions En application directe à la deuxième composante de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté pour la période 2004-2015, l'APEFE a maintenu son appui à deux secteurs prioritaires des programmes nationaux : l'éducation et la santé, et ce, via le Programme National de Chagas et la réforme éducative dans sa composante « Education Interculturelle Bilingue »(EIB). 2.1. Santé 2.1.1. Contrôle de la transmission congénitale de la maladie de Chagas L'OMS estime que 50 millions de personnes meurent chaque année de cette maladie endémique des pays d'Amérique du sud et centrale. La Bolivie est de loin le pays le plus affecté par cette anthropozoonose responsable de lésions cardiaques, nerveuses ou du système digestif. Conformément au deuxième axe de la stratégie bolivienne de lutte contre la pauvreté, la lutte contre la maladie de Chagas est une priorité nationale faisant partie du plan stratégique de santé (PES) dans lequel elle constitue une composante du bouclier épidémiologique. Le Programme National de Chagas (PNC), approuvé par l'OMS, a démarré en 1999. Il inclut des actions de contrôle des transmissions vectorielles et congénitales sanguine et des actions IEC (Information Education - Communication). Le projet APEFE qui comprend trois interventions parfaitement intégrées dans ce programme prioritaire, se focalise plus précisément sur la transmission congénitale. 2.1.2. Programme de formation au contrôle de la maladie de Chagas Cette intervention menée en collaboration avec le PNC, les services départementaux de santé (SEDES) et l'Université Mayor de San Simon vise à appuyer la détection, le traitement, et le suivi des cas de Chagas congénital dans les hôpitaux de deuxième et troisième niveaux. L'Université Libre de Bruxelles en assure la tutelle scientifique, le CGRI, la DRI et la CUD contribuent au projet en termes financiers et de ressources humaines. L'objectif spécifique de cette intervention prévoit qu'en décembre 2008, la détection, le traitement et le suivi des cas de Chagas congénital dans les 20 hôpitaux relevant de six départements du pays, aient été organisés et qu'au moins 80% des enfants aient été diagnostiqués et traités par une équipe médicale formée. Outre l'évaluation des besoins en matériel des laboratoires concernés et leur équipement, deux cents professionnels de la santé, médecins et infirmières, ainsi qu'une centaine de personnes de l'administration des SEDES, ont été formés et supervisés au cours de l'année 2004. Un manuel portant sur la stratégie de diagnostic et de contrôle du Chagas congénital a également été élaboré, imprimé et diffusé. 2.1.3. Formation et recherche en immunologie de la maladie de Chagas Cette intervention s'inscrit dans le même contexte que la précédente et bénéficie des mêmes partenariats. Elle vise à améliorer la capacité résolutive des laboratoires par la formation du personnel de laboratoire des hôpitaux de deuxième et troisième niveaux dans les aires sélectionnées des départements de forte prévalence, ainsi que celle des professionnels de l'Université Mayor de San Simon pour développer des techniques de diagnostic immunologique du Chagas congénital et son diagnostic différentiel par rapport aux autres maladies infectieuses prévalentes. Outre la formation initiale du personnel de laboratoire des hôpitaux sélectionnés des départements de Cochabamba, Sucre et Tarija, c'est-à-dire 50 personnes, des stratégies de formation continue ont été définies et appliquées. Une personne par laboratoire a été désignée comme responsable et les manuels de formation ont été imprimés et diffusés. Par ailleurs une supervision et un contrôle de qualité ont été initiés. Le traitement statistique des données a également débuté tandis que les recherches concernant l'amélioration des techniques immunologiques se sont poursuivies. Fin de l'année 2005, les 10 hôpitaux retenus pour la première phase du projet devraient réaliser couramment les analyses nécessaires au diagnostic et suivi des cas de Chagas congénital, ainsi que le contrôle de qualité. 2.1.4. Renforcement des programmes IEC pour le contrôle de la transmission congénitale de la maladie de Chagas Cette intervention s'inscrit en coordination avec les engagements décrits plus haut et est menée avec le PNC (composante IEC), l'Ecole Technique de Santé boliviano japonaise de Cochabamba et les mêmes partenaires de Wallonie-Bruxelles. Elle porte plus précisément sur la mise au point d'une stratégie visant à freiner la transmission congénitale de la maladie de Chagas chez les femmes enceintes et dans les départements de forte prévalence. Elle vise également l'information et la formation des futurs cadres du système de santé bolivien, du personnel de santé des hôpitaux et des enseignants de biologie des collèges de l'enseignement secondaire. Au terme de l'intervention il est prévu que 70% des 22300 femmes enceintes concernées demandent la réalisation du test et que 90% des 596 professeurs formés intègrent une information sur le Chagas congénital dans leurs cours de biologie. Au cours de l'année 2004, 40 auxiliaires - infirmières, 50 promoteurs de santé, 85 étudiants auxiliaires de santé et 29 étudiants techniciens de laboratoire ont été formés. La conception, l'élaboration et la validation du matériel éducatif sont également en cours. 2.2. Education La Réforme éducative mise en place en Bolivie, prône l'Education interculturelle bilingue comme politique d'Etat. Elle a pour objectif de promouvoir le bilinguisme social et individuel et de construire un système éducatif interculturel et participatif qui facilite l'accès de tous les Boliviens à une éducation de qualité. Dans le contexte tendu qui règne actuellement en Bolivie, la dimension interculturelle de ce programme revêt une importance particulière dans la mesure où elle est porteuse d'enjeux importants en ce qui concerne l'intégration des populations diverses et hétérogènes qui la composent. L'intervention consiste à mettre en place un réseau de formation continue en Education Interculturelle Bilingue (EIB) sous la Coordination de la Direction de l'Education Interculturelle Bilingue du Ministère de l'Education (DIEIB). 2.2.1. Formation continue en Education interculturelle bilingue (EIB), des instituteurs des zones rurales et urbaines Deux axes principaux sont définis : - le premier vise à renforcer la formation permanente des instituteurs en cours d'exercice par la création et le développement d'un réseau de licences en EIB avec la collaboration des Universités boliviennes.
- le deuxième vise à consolider le secteur du conseil technique, scientifique et pédagogique de la DIEIB, afin de lui permettre d'amplifier ses actions sur le terrain.
En application directe à la deuxième composante de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté pour la période 2004-2015, l'APEFE a maintenu son appui à deux secteurs prioritaires des programmes nationaux : l'éducation et la santé, et ce, via le Programme National de Chagas et la réforme éducative dans sa composante « Education Interculturelle Bilingue »(EIB). Il est prévu que fin de l'année 2007, le réseau de formation permanente en EIB de la DIEIB dispose de 6 programmes de formation permanente sur l'ensemble du territoire national tant en zone urbaine qu'en zone rurale. 2.2.2. Mise en réseau du système de formation des enseignants Plusieurs résultats planifiés ont été atteints en 2004 et notamment l'ouverture d'une licence en EIB au sein de l'Université technique d'Oruro, un diagnostic sur les besoins en formation des instituteurs en cours d'exercice du département du Chuquisaca-Sucre en vue de l'ouverture d'un programme de licence au sein de l'Université du même nom. Un plan expérimental d'implantation de l'EIB en zone urbaine a été remis à la DIEIB. Au cours de l'année 2004, le transfert définitif de la licence EIB aux autorités de l'Université Mayor de San Simon de Cochabamba a été réalisé. Divers enseignants ont reçu le complément de formation nécessaire et les éléments correspondant au réseau de formation destinés au site internet présentant la DIEIB ont été transmis au Ministère de l'Education. L'année 2005 devrait permettre de voir aboutir l'ouverture de trois programmes de licence : à l'Université San Francisco Xavier de Chuquisaca, une licence en quechua à l'Université Technique d'Oruro, sans coopérants APEFE, ainsi qu'à l'Université Gabriel Moreno de Santa Cruz. Par ailleurs, le plan d'implantation de l'EIB en zone urbaine et périurbaine devrait être mis en Suvre de manière expérimentale dans la ville de Cochabamba. Enfin, la cellule de coordination du secteur de formation permanente de la DIEIB devrait être créée et opérationnalisée à court terme. 2.2.3. Formation continue des Enseignants à Potosi Cette intervention consiste à mettre en place une licence en Education Interculturelle Bilingue conçue suivant un enseignement modulaire à horaire décalé. Cette licence fait partie d'un réseau de licences national créé en coordination avec la Direction de l'Education Interculturelle Bilingue du Ministère de l'Education et s'organise en collaboration avec l'Université Tomás Frías de Potosi. Tenant compte des difficultés rencontrées en matière d'infrastructure (transformations actuelles de l'Université), on peut considérer que les principaux résultats enregistrés au cours de l'année 2004 sont les suivants: l'équilibre financier a été atteint, les 20 premiers licenciés en EIB ont été diplômés et une équipe de professeurs stable est à l'oeuvre. Les perspectives 2005 consolideront ce programme tant sur le plan financier qu'en ressources humaines, afin de voir s'accroître le nombre de licenciés. 2.2.4. Formation continue des Enseignants à La Paz Le département de La Paz est le plus peuplé de Bolivie. Sa population est très différenciée, mais très pauvre. Les populations rurales, éloignées de la capitale, vivent le plus souvent en dehors des services éducatifs et de santé, accentuant encore un processus de paupérisation et d'acculturation. L'intervention en faveur de la formation des enseignants de La Paz, est du même type que le projet basé à Potosi, elle s'organise en collaboration avec l'Université de la Cordillera de La Paz. Fin 2007, ce programme de licence devrait fonctionner de manière autonome. Il vise l'objectif de formation de 200 licenciés en EIB. La première promotion a passé avec succès le premier niveau de formation. Coordination La Coordination APEFE pour la Bolivie et le Chili, a été transférée à La Paz en août 2002. Elle a Suvré à la structuration des interventions dans les secteurs de la Santé et de l'Education. Ces projets regroupant un grand nombre de partenaires boliviens et belges sont Grâce à l'étroite collaboration qui existe entre les personnes qui font partie de cette mission et les partenaires boliviens, l'organisation de la mission APEFE en Bolivie constitue un succès évident tant en terme d'action stratégique et de démarche méthodologique, qu'en termes de synergies développées au bénéfice de la lutte contre la pauvreté des populations boliviennes. Les coopérants et leurs partenaires font preuve d'un haut niveau de professionnalisme et d'engagement. Chaque projet, en appui d'un programme national prioritaire (La Réforme Educative/composante EIB et le Programme National de Chagas), est géré par un comité de pilotage fonctionnel qui regroupe les Représentants de l'ensemble des Institutions impliquées. Des partenaires aussi importants que les Ministères de la Santé, de l'Education, l'Ecole technique de Santé la plus grande de Bolivie, le CGRI-DRI, la CUD, les Universités de Mons, de Bruxelles, de Liège sont engagés en totale synergie dans la mise en Suvre et la gestion de l'un ou l'autre de ces projets. Les résultats engrangés ont amené les autorités boliviennes à demander l'extension des ces deux projets à d'autres départements de Bolivie, en vue d'atteindre une couverture nationale. contractualisés ou en voie de l'être à brève échéance. Chaque projet est doté d'un comité de pilotage qui gère les interventions tout en gardant une vue sur le projet dans sa globalité. Ces comités regroupent les représentants de toutes les Institutions partenaires boliviennes et belges impliquées. Les autorités boliviennes ont manifesté le souhait de voir les deux projets en cours s'étendre aux départements de Santa Cruz, La Paz et Potosi pour le projet « Chagas », et aux « Terres basses », pour le projet EIB. En 2005, la Coordination analysera avec les responsables locaux, des possibilités d'intervention en matière de valorisation des ressources hydriques Succès Grâce à l'étroite collaboration qui existe entre les personnes qui font partie de cette mission et les partenaires boliviens, l'organisation de la mission APEFE en Bolivie constitue un succès évident tant en terme d'action stratégique et de démarche méthodologique, qu'en termes de synergies développées au bénéfice de la lutte contre la pauvreté des populations boliviennes. Les coopérants et leurs partenaires font preuve d'un haut niveau de professionnalisme et d'engagement. Chaque projet, en appui d'un programme national prioritaire (La Réforme Educative/composante EIB et le Programme National de Chagas), est géré par un comité de pilotage fonctionnel qui regroupe les Représentants de l'ensemble des Institutions impliquées. Des partenaires aussi importants que les Ministères de la Santé, de l'Education, l'Ecole technique de Santé la plus grande de Bolivie, le CGRI-DRI, la CUD, les Universités de Mons, de Bruxelles, de Liège sont engagés en totale synergie dans la mise en Suvre et la gestion de l'un ou l'autre de ces projets. Les résultats engrangés ont amené les autorités boliviennes à demander l'extension des ces deux projets à d'autres départements de Bolivie, en vue d'atteindre une couverture nationale |
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Dernière mise à jour : ( 24-05-2006 )
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