2.1 EDUCATION
2.1.1. Formation professionnelle
PROJET D'APPUI AUX CENTRES DE FORMATION DE LA JEUNESSE (ACFJ)
Plus de 500 000 jeunes rwandais sont en décrochage scolaire au nombre desquels les jeunes qui
ont abandonné l'école pour des raisons économiques et / ou familiales mais aussi les démobilisés
et les enfants "dans" et "de" la rue. Dans sa politique de réduction de la pauvreté, le gouvernement
rwandais a décidé de créer et / ou de favoriser des structures d'encadrement et de formation pour
ces jeunes.
Dans ce cadre, les CFJ (Centre de Formation des Jeunes) ont pour but d'offrir une formation professionnelle
de courte durée (une année) mais de qualité à des jeunes en décrochage scolaire . Cette
formation touche de nombreux domaines ( agriculture, électricité, alimentation, coupe couture,
menuiserie, mécanique auto, etc).
L'APEFE a débuté un projet avec quatre interventions au sein de trois de ces CFJ en 1999. La première
phase a été évaluée en 2002.
Débutée en 2003, la seconde phase du projet qui bénéficie de l'appui de quatre coopérants consiste
principalement à consolider les actions pédagogiques précédemment menées et à prendre plus
en considération les aspects liés à la gestion des activités de formation pratique. Plus précisémment,
elle visera :
- la formation en techniques professionnelles
spécifiques, en pédagogie et en comptabilité
de base de tous les formateurs des CFJ
des filières menuiserie, agri-élevage et
maçonnerie ;
- l'accompagnement des élèves par le développement
d'une stratégie d'insertion socioprofessionnelle
pour les lauréats des sections
soutenues ;
- un appui spécifique en équipements et infrastructures
à trois CFJ : Gaculiro (Kigali),
Nyanza et Rwabuye (Butare) ;
- le développement d'activités productives, contribuant à l'auto-financement des trois CFJ ;
- un appui au ministère via la création de modules de formation, leur validation et leur vulgarisation
auprès de tous les CFJ du pays.
Le comité de concertation réunissant les bailleurs de fonds, le ministère et les autorités décentralisées
contribue à renforcer l'efficacité et l'efficience des différentes interventions.
2.1.2. Formation technique supérieure de gestion
L'intervention au Kigali Institute of Science Technology and Management (KIST) s'est terminée
en 2003. Selon l'évaluation faite conjointement avec les autorités académiques du KIST, les résultats
tels que la mise en place d'un cadre structurel permettant la production de formations professionnelles
continues et la formation de formateurs susceptibles d'intervenir en formation continue
ont été atteints.
Au vu de ces résultats encourageants et dans le but de consolider la pérennité de l'action, il a été
convenu, avec les autorités académiques du KIST d'étudier de futures modalités de collaboration
par notamment un appui sous forme de missions de courte durée.
2.2. SANTE : formation du personnel de santé
Actuellement, l'efficacité des services hospitaliers
au Rwanda est extrêmement réduite, du
fait notamment de la carence en personnel
qualifié et compétent. Ce déficit qualitatif et
quantitatif en ressources humaines a été analysé
par le Ministère de la Santé ; les problèmes
ainsi définis se situent au niveau de la
planification, de l'enseignement, du perfectionnement
professionnel et de la gestion /
administration du personnel.
Deux interventions ont permis de former des
formateurs en sciences infirmières et de renforcer
les compétences des encadreurs de
stages au sein de deux Ecoles de Sciences
Infirmières (ESI) de niveau A2 à Rwamagana et Kabgayi. Des modules de formation ont été mis
en place et des syllabi ont été élaborés.
Les deux interventions ont également permis un appui aux travaux de la commission du Conseil
rwandais des infirmières et des sages femmes.
2.3. AGRICULTURE : éducation et formation
Plus de 75% de la population rwandaise vit d'une agriculture essentiellement de subsistance. Face
à la croissance démographique et aux problèmes de production et de débouchés, le gouvernement
insiste, dans sa politique sectorielle, sur la nécessité de développer l'agriculture afin d'atteindre la
sécurité alimentaire et d'accroître les revenus des agriculteurs.
Il s'agit notamment de professionnaliser l'agriculture; la formation a donc un rôle primordial à
jouer.
C'est dans cette optique qu'un nouveau projet a débuté en 2003. Le projet consiste d'une part à
appuyer l'école agro-vétérinaire de Kabutare (EAVK) dans sa gestion (ressources humaines, administration,
organisation, pédagogie) et dans les formations de l'option agriculture (en complémentarité de
celui effectué pour les options élevage par l'ONG Vétérinaire Sans Frontières). Comme pour le projet
ACFJ, l'insertion socio-professionnelle des diplômés est particulièrement prise en considération.
D'autre part, une intervention est également en cours au niveau du Ministère (MinEduc) dans le but
d'articuler les activités des terrains de formation avec les structures centrales chargées de la conception
des programmes; elle vise plus précisément à appuyer la planification des programmes et le suivi
des formations dispensées dans l'ensemble des écoles agro-vétérinaires du pays.