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République Démocratique du Congo en 2003 |
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13-03-2006 |
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L'instabilité politique, l'incohérence des stratégies et la mauvaise gouvernance ont influé négativement
sur le bien-être des populations congolaises. Cette situation a suscité une dynamique communautaire
pour les populations se prenant elles-mêmes en charge là où l'Etat a disparu. Les conséquences
sociales de cette dégradation générale sont exprimées par l'Indicateur de Développement Humain qui
classe la République Démocratique du Congo en 155ème place sur 173 pays.
La fin officielle des hostilités et la réunification du territoire permettent maintenant la mise en oeuvre
d'un processus de transition politique vers la restauration des prérogatives de l'Etat et la mise en place
d'institutions politiques qui reposeront à terme sur un processus électoral. Un nouveau gouvernement,
dit de transition, a pris ses fonctions en juillet 2003 ; la structure institutionnelle s'est vu modifiée au
plus haut niveau par l'instauration, suite aux accords de Sun City, de quatre Vice-Présidences se
répartissant les secteurs de compétences.
Cette nouvelle dynamique s'est notamment concrétisée par l'élaboration d'un "Programme Multisectoriel
d'Urgence de Reconstruction et de Réhabilitation" s'étendant sur la période 2002 à 2005 et
qui chiffre les budgets nécessaires pour la relance à 1 741 millions d'USD. Ce programme prévoit
notamment un volet visant à la reconstruction des capacités humaines et institutionnelles.
Simultanément, suite au Poverty Réduction Strategy Paper (PRSP), rédigé sous l'égide de la Banque
Mondiale en 2002, des stratégies de lutte contre la pauvreté sont en cours d'élaboration.
Sur le terrain, l'action internationale vise à stabiliser le processus de pacification et de transition en
apportant un mieux-être social par des actions qui ont des retombées immédiates sur le quotidien des
populations. Dans ce cadre, l'APEFE privilégie deux chantiers : d'une part, le soutien au développement
des PME, via notamment un appui à la formation professionnelle et technique, et d'autre
part, le soutien au secteur de la santé.
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2.1. INDUSTRIES MANUFACTURIERES : Développement des PME
Pour répondre à l'urgence de la crise
sociale et à la fragilité du secteur
public, les opérateurs de coopération
s'attellent à promouvoir un secteur
privé productif pour appuyer la reprise
de la croissance. Le dynamisme des
entrepreneurs congolais a fait ses
preuves : il a en effet permis le maintien
d'une activité économique malgré
un contexte difficile et en dehors de
tout appui des pouvoirs publics.
L'action de l'APEFE s'inscrit dans cette
dynamique. Un projet s'adressant aux
chefs d'entreprises (petites ou microentreprises)
a été instruit en 2003. Ce
projet consiste en des renforcements en
matière de gestion et de normalisation.
L'intervention s 'appuiera sur les différentes structures existantes qui ont pour mission d'encadrer
les PME de Kinshasa. Le principal partenaire institutionnel serait l'OPEC (Office de Promotion
des Petites Entreprises du Congo). L' intervention devrait être mise en oeuvre en 2004.
Par ailleurs, L'APEFE intervient dans le renforcement d'entreprises plus importantes, en collaboration
avec le CDE (Centre de Développement de l'Entreprise) et l'AWEX.Depuis 2001, un expertrésident
appuie et coordonne le développement de partenariats entre entrepreneurs congolais et
européens.
2.2. EDUCATION
2.2.1. Formation professionnelle et technique
Le secteur éducatif en général, et celui de la formation
professionnelle en particulier, a été durement
touché par la crise congolaise. Les infrastructures sont
délabrées, les équipements sont insuffisants et les professeurs
démotivés. Dès 2004, ce secteur bénéficiera
d'appuis importants de la Banque Mondiale qui a
sélectionné la RDC comme l'un des 23 pays bénéficiaires
de la "Fast track initiative".
En matière de formation professionnelle, l'APEFE
envisage de travailler sur trois axes complémentaires
d'appui structurel et de renforcement : les formations
courtes pour enfants en décrochage scolaire, l'enseignement
"classique" secondaire (A2) et la conception
de politiques et de programmes au niveau ministériel.
En matière de formation professionnelle pour enfants non scolarisés, l'APEFE a poursuivi, en 2003,
son appui au programme "enfants des rues" de la Croix-Rouge de Belgique, en collaboration avec
la Croix Rouge congolaise.
L'intervention concerne le processus de formation professionnelle proposé aux enfants pris en
charge par le programme.Trois types de formation ont été mis en place : chez les artisans, dans les
centres de formation et au sein de l'entreprise. Cette action est planifiée jusqu'en août 2004. Les
acquis en seront capitalisés pour mettre en place une intervention APEFE davantage structurante
en matière de formation professionnelle pour enfants non scolarisés. Elle impliquera davantage les
institutions officielles et des propositions concrètes de collaboration sont envisagées avec le
Ministère de la Jeunesse, comme l'a établi une mission d'identification menée en 2003.
Au niveau de l'enseignement technique, l'APEFE collabore au "Projet d'appui à l'enseignement
technique" mis en oeuvre par la CTB. Sept missions d'appui pédagogique et technique de courtes
durées ont été menées en 2003 dans les écoles techniques réhabilitées par le projet, à Likasi,
Lubumbashi et Kinshasa. Les disciplines concernées étaient l'informatique, la mécanique automobile,
l'automatisme et les machines outils.
Sur le plan de l'élaboration des politiques et programmes, l'APEFE participe activement au
"Programme d'appui aux politiques nationales de formation professionnelle et technique" avec
l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie. Afin de dynamiser et de pérenniser ce programme
en Afrique centrale (10 pays concernés), l'APEFE apportera son expertise en ingénierie
de projet.
2.2.2. Equipements scolaires et formation
Les bibliothèques et centres de documentation
des Instituts supérieurs et
universitaires ont été pillés ou n'ont pu
être maintenus à jour. L'information
qui s'y trouve est bien souvent issue
d'actions de coopération qui se sont
interrompues au début des années 90.
En outre, rares sont les établissements
d'enseignement supérieur ou de
recherche qui disposent pour leurs
étudiants, enseignants ou chercheurs
d'un équipement permettant la
consultation de bases de données ou
l'accès à internet.
La Commission Universitaire pour le
Développement (CUD), la Communauté
française de Belgique et la Région
wallonne ont créé un centre de documentation
accessible aux universités et établissements d'enseignement supérieur de Kinshasa. Le
CEDESURK (Centre de Documentation de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche de
Kinshasa) a ouvert ses portes le 2 juin 2003 et a été officiellement inauguré le 6 octobre 2003.
L'APEFE y apporte un appui à la gestion du réseau informatique et à la mise en oeuvre de formations
sur l'utilisation des NTIC, la création de sites internet, l'utilisation des différents systèmes
opératoires et la gestion des réseaux.
Dans le même cadre, l'APEFE appuie le Campus Numérique Francophone (CNF) que l'Agence
Universitaire Francophone (AUF) à installé à Kinshasa sur le site même du CEDESURK. Un
coopérant y assure le démarrage de la structure ainsi que les relations avec les établissements d'enseignement
supérieur et universitaire en attendant son remplacement par des cadres locaux qu'il
aura contribué a former.
2.3. SANTE
2.3.1. Formation de personnel de santé
La formation des infirmiers A2 joue un rôle central dans la qualité des soins de santé primaires.
Les Instituts Techniques Médicaux (244 ITM sur l'ensemble du pays) doivent être rénovés non seulement
dans leurs infrastructures, mais aussi dans les pratiques pédagogiques.
En 2003, l'APEFE a permis la formation en pédagogie active d'une cinquantaine d'enseignants des
Instituts Techniques Médicaux (ITM). Afin d'assurer au mieux un prolongement sur le terrain,
cette formation a été accompagnée de l'équipement de trois ITM pilotes en matériel informatique
et supports didactiques.
L'opérateur de cette intervention est l'association aré@santé, spécialisée dans la formation des
agents de santé en relation avec les politiques de santé publique.
La Direction de l'Enseignement des Sciences de la Santé est associée à cette dynamique et bénéficie
directement des renforcements. Elle a mis en place une Cellule de Recherches Educatives et
Formation continue en Sciences de Santé (CREFSS). Cette structure ouvre donc des perspectives
importantes de pérennisation des actions entreprises.
Ce projet a fait l'objet d'une évaluation interne fin 2003, préparatoire à un atelier participatif
réunissant les principaux acteurs de ce sous-secteur. Cet atelier avait pour thème la formulation de
la seconde phase du projet d'appui aux ITM et IEM de Kinshasa prévoyant l'élargissement de l'appui
à un niveau national dans le cadre d'une réforme de l'enseignement des sciences de santé en
République Démocratique du Congo (RDC). Il a bénéficié d'un apport en expertise de l'Institut
Supérieur d'Enseignement Infirmier (Haute Ecole Léonard de Vinci) ainsi que de l'asbl aré@santé.
Par ailleurs, une identification est en cours afin d'appuyer les ITM de Lubumbashi dans le cadre
d'une décentralisation des activités de formation d'infirmière A2 dans le cadre de la réforme de
l'enseignement des sciences de santé. Cette intervention sera complémentaire de celle menée à
Kinshasa.
2.3.2. Education et formation médicales
L'APEFE renforce les enseignements
qui se donnent à la Chaire UNESCO
en "Santé publique et communication
sociale" située à l'Université de
Lubumbashi par l'élaboration des
cours et l'édition des documents
didactiques en épidémiologie et parasitologie
ainsi que par l'encadrement
des recherches.
2.3.3. Education sanitaire
La tuberculose est un problème majeur
de santé publique en RDC. Des
études ont démontré que les problèmes
liés à la formation du personnel de terrain et la faiblesse du recyclage professionnel constituent
un facteur déterminant dans le développement de cette maladie.
L'intervention démarrée en septembre 2003 à Kinshasa, prévoit de mettre en place une structure
de communication au sein du Programme de Lutte contre la Tuberculose. Il s'agit d'une part,
d'améliorer la qualité des formations qui se donnent au sein même du programme par le renforcement
des compétences des formateurs et par l'élaboration de modules de formation et, d'autre
part, de professionnaliser les actions de mobilisation sociale mises en oeuvre par le programme.
2.4. ENERGIE : Production d'énergie (sources renouvelables)
Depuis 2001, l'APEFE soutient activement
la Commission Nationale de
l'Energie (CNE) dans son programme
de création d'un Centre de Démonstration
des Energies Nouvelles et
Renouvelables en zone rurale dans la
périphérie de Kinshasa. Afin de garantir
la durabilité des équipements producteurs
d'électricité qui ont été fournis
par la Région Wallonne et l'APEFE
(hydrogénérateurs flottants ou
"hydrauliennes"), l'APEFE soutient un
programme de sensibilisation et de formation
des populations locales bénéficiaires.
Comme à Manenga en 2002, les villages
de Kikimi et Kilambu ont constitué,
à l'occasion d'un atelier participatif
(mars 2003) animé par la CNE, un
comité de gestion et ont déterminé les
actions à entreprendre pour assurer la
maintenance quotidienne des installations.
A plus long terme, l'objectif de
l'APEFE est de créer un noyau d'expertise
au sein de la CNE en matière
d'animation participative et de gestion
communautaire.
2.5 INDUSTRIES EXTRACTIVES :
Politique de l'industrie extractive et gestion administrative
La RDC s'est dotée d'un nouveau code minier, garantissant le respect de l'environnement pendant
et après l'activité extractrice. Les procédures ont été définies, et le code a été mis en application
en 2003. La structure de l'administration a été modifiée en conséquence, avec la création notamment
d'une Direction de l'Environnement minier. Les agents appelés à gérer cette problématique
ne disposent cependant pas des compétences requises pour traiter les dossiers relatifs à la protection
de l'environnement.
Une relance rapide et adaptée aux exigences du marché international des activités minières est
essentielle pour l'économie du pays. Face à ces enjeux importants, l'APEFE a développé depuis
2002, un partenariat entre le Ministère des Mines et Hydrocarbures et le Département "Métallurgie
et Traitement des Minerais" de l'Université de Liège. Avec ces deux institutions, elle a préparé et
animé un séminaire pour assurer la formation des futurs agents qui auront à intervenir dans la problématique
de l'environnement minier. Cette action a été soutenue et financée par la Banque
Mondiale.
2.6. GOUVERNEMENT ET SOCIETE CIVILE : Liberté de la presse
La consolidation de la société civile interpelle au premier chef tous les acteurs de la coopération.
Dans ce cadre, l'APEFE apporte son concours à des actions d'appui technique à la presse.
En matière de presse écrite, un projet mené, en collaboration avec l'Agence Intergouvernementale
de la Francophonie (AIF), vise le renforcement des compétences des professionnels. Il s'agit d'une
activité de formation au sein même des organes de presse. La première phase du projet s'est déroulée
de février à novembre 2003 ; elle a permis le renforcement du secrétariat de rédaction des journaux
partenaires du projet. La seconde phase, qui a débuté en décembre, visera à consolider des
acquis et abordera les problèmes soulevés par la gestion des organes de presse.
Par ailleurs, avec le Conseil International des Radios et Télévisions d'Expression Française (CIRTEF),
l'APEFE a poursuivi la formation des agents techniques de la Radio Télévision Nationale
Congolaise (RTNC). Une formation de "Journalistes Reporters d'Images (JRI)" a été organisée à
l'Institut Congolais de l'Audiovisuel (ICA) en décembre 2003.
Afin d'élaborer un plan de formation cohérent avec les besoins de la RTNC, le CIRTEF a effectué
une mission à Kinshasa du 7 au 12 décembre 2003. Les acquis de cette mission serviront de
base aux futures interventions menées au profit de la RTNC.
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Le bureau de l'APEFE est installé au sein de la Délégation Wallonie/Bruxelles.
Le suivi des interventions est assuré par le biais des dispositifs instaurés et des échanges réguliers au
sein des comités de suivi et de pilotage. La Coordination locale assure un contact régulier avec un
réseau de plus en plus étendu de partenaires nationaux et internationaux.
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L'année 2004 sera marquée par une amplification de nos actions en matière de santé et de formation
professionnelle et technique.
Dans le secteur de la santé, le projet d'appui à la formation des infirmier(e)s A2 sera étendu à deux
écoles de Lubumbashi et prendra en compte la nécessaire révision des programmes de formation,
comme cela a été recommandé à l'occasion des ateliers de novembre 2003. L'appui au Centre
National de la Transfusion Sanguine, projet instruit en 2002, devrait démarrer en janvier 2004.
Cette intervention a pour objectif le renforcement de la cellule chargée du recrutement et de la
fidélisation des donneurs de sang bénévoles.
De nouvelles interventions importantes marqueront fortement notre implication dans le secteur
prioritaire de la formation professionnelle, facteur de relance économique et de création d'emplois.
Ces interventions ont fait l'objet d'une instruction en 2003.
Il s'agit tout d'abord de l'appui à l'Office de
Promotion des PME Congolaises (OPEC).
Cette intervention consiste à mettre en oeuvre
et à gérer un programme de formation à destination
des PME kinoises. Une autre intervention
s'attellera au renforcement des
Centres de formation professionnelle chargés
d'accueillir la jeunesse en décrochage scolaire.
Cette intervention aura comme partenaire le
Ministère de la Jeunesse et des Sports. Elle
s'articulera à l'intervention d'appui au Projet
"Enfants des rues" de la Croix Rouge de
Belgique qui vient à son terme en août 2004.
L'APEFE s'impliquera aussi, avec le Ministère
de l'Education nationale, dans le processus de
remise à niveau des programmes de formation,
par le biais du Projet d'appui aux politiques
nationales de formation professionnelle
et technique que l'Agence
Intergouvernementale de la Francophonie
(AIF) met en oeuvre en Afrique centrale.
Simultanément, les synergies développées
avec la Coopération Technique Belge (CTB)
dans le cadre du Projet d'appui à l'enseignement
technique et professionnel seront poursuivies.
Enfin, complétant ce vaste dispositif, l'APEFE renforcera la formation des formateurs par la mise
en oeuvre d'un appui logistique et méthodologique à l'Institut Supérieur Pédagogique Technique
(ISPT) de Kinshasa.
L'APEFE poursuivra en 2004 sa recherche de synergies, particulièrement avec les autres acteurs de
l'Espace International Wallonie/Bruxelles (EIWB). La tenue de la première Commission Mixte
Permanente entre la République Démocratique du Congo et Wallonie/Bruxelles, annoncée pour
mars 2004, constitue à cet égard une échéance importante.
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Dernière mise à jour : ( 24-05-2006 )
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