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11-03-2006 |
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Le Burkina Faso est un pays sahélien, enclavé, qui figure parmi les plus pauvres du monde . Il dispose de peu de ressources naturelles, dépend de produits d'exportation peu nombreux (coton et bétail) et d'un environnement qui se dégrade en subissant les aléas d'un climat sahélien dont la pluviométrie est insuffisante et mal répartie. L'économie du pays est centrée sur une agriculture qui occupe 80% de la population et représente environ 40% du Produit Intérieur Brut (PIB). Malgré les progrès réalisés sur le plan macro-économique (croissance moyenne de 5% sur la période 1996-1999) et d'importants flux réguliers d'aide extérieure, les résultats enregistrés au niveau de l'amélioration des conditions de vie des populations, de la lutte contre la pauvreté et de la satisfaction des besoins sociaux restent très limités. Face à cette situation d'extrême pauvreté et de vulnérabilité de la population, le Gouvernement a préparé un Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (DCSLP), fondé sur quatre axes : accélérer la croissance et la fonder sur l'équité, garantir l'accès des pauvres aux services sociaux de base, élargir les opportunités en matière d'emplois et d'activités génératrices de revenus pour les pauvres et promouvoir la bonne gouvernance. Le DCSLP ne se substitue pas aux stratégies sectorielles existant déjà ou en cours de finalisation dans chaque Ministère mais ce sont plutôt celles-ci qui doivent s'inscrire dans la logique de priorité gouvernementale.
En dépit d'importants progrès économiques, la pauvreté persiste et demeure de façon prédominante un phénomène rural (84 %). Le DCSLP constitue donc le cadre agréé pour faire converger les actions des uns et des autres dans le but de lutter contre la pauvreté.
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En 2001, la mission a compté 15 interventions de longue durée. A. Le domaine de la préservation et de la valorisation des ressources naturelles - Direction générale des Eaux et Forêts, Direction de la Foresterie villageoise et des Aménagements forestiers : le projet de développement d'aides informatiques pour l'aménagement et la gestion des forêts (27 avril 2000 - 31 août 2002) s'inscrit dans la politique nationale en matière de gestion de l'environnement et plus particulièrement dans le domaine forestier, avec un programme national d'aménagement des forêts mis en oeuvre depuis 1996.
Suite à l'intervention de l'APEFE, le Ministère de l'Environnement se trouve renforcé par la mise à disposition, au sein du Service des Aménagements Forestiers, d'outils performants d'aide à la prise de décision. Maintenant que les applicatifs (logiciel d'encodage et applicatif spécialisé SIG3 et GestFA) sont réalisés et que le matériel est livré dans les Bureaux régionaux d'Aménagement forestier (BRAF), les activités de formation (personnel des BRAF, personnel de la DFVAF et étudiants de l'Institut de Développement rural de l'Université polytechnique de Bobo-Dioulasso) de tests (validité et adéquation des logiciels) et de production (collecte des données et numérisation de cartes de forêts classées) vont pouvoir commencer. - Direction générale des Eaux et Forêts - Direction de la Faune et des Chasses Ranch à gibier de Nazinga - Projet de valorisation scientifique du Ranch à gibier de Nazinga (6 avril 1999 - 31 décembre 2002). Les objectifs du projet du Ministère burkinabè de l'Environnement et de l'Eau, en partenariat avec la Région wallonne, a consisté à mieux connaître l'écologie du buffle, chef de file du grand safari à Nazinga; à maîtriser l'écologie des espèces chassables et la gestion des zones villageoises de chasse; à former les différents acteurs du développement en privilégiant l'éducation environnementale; à mettre en place un Système d'Information Géographique (S.I.G.); à assurer la restauration et l'informatisation du centre de documentation scientifique du ranch; à initier le personnel technique du ranch à la reconnaissance des oiseaux en vue de promouvoir le tourisme de vision. En 2001, on a également pu assister à la mise en place du Comité scientifique et technique du Ranch, outil indispensable à une gestion participative et durable.
- Centre national de la recherche scientifique et technologique - Département de technologie alimentaire - Transfert de procédés agro-industriels de fermentation et d'extraction aux agro-industries & Valorisation des produits agroalimentaires locaux (1er avril 1997 - 31 août 2002). La valorisation des produits alimentaires locaux permet de contribuer à la sécurité alimentaire et de favoriser le renforcement de pôles commerciaux. Cela apparaît concrètement dans les résultats obtenus en matière de formation des opérateurs économiques de la filière gomme arabique, mais également dans la formulation de nouveaux produits locaux sur base de solubilisation, grâce à la gomme arabique en poudre. Ce projet s'est attelé à favoriser une "intégration verticale", c'est-à-dire qu'il a pris en compte plusieurs aspects de la filière gomme arabique, à savoir l'implication des groupements de paysans, la production de gomme arabique de qualité (via la certification), l'amélioration génétique de l'Acacia senegal et la valorisation économique.
- Centre national de la recherche scientifique et technologique - Département de mécanisation - Développement des technologies post-récoltes des céréales et des oléagineux (18 janvier 2001 - 18 janvier 2003). En 1991, le Gouvernement burkinabè a entrepris de restructurer l'économie nationale. Le Centre national de la Recherche scientifique et technologique (CNRST) doit jouer un rôle primordial dans la relance économique par la production et la mise à disposition de technologies appropriées. En 1997, la création du département de Mécanisation au sein du CNRST a eu pour objectifs de développer et de mettre à la disposition des opérateurs de l'économie nationale des équipements et des procédés de post-récoltes appropriés pour une amélioration de la productivité, de la conservation et de la valeur commerciale des produits agricoles. L'intervention de l'APEFE doit participer à la modernisation et à la diversification de la production et de la transformation des produits agricoles, c'est-à-dire autant au développement des technologies et du matériel post-récoltes, qu'à l'accroissement du rôle des opérateurs économiques dans le financement du secteur agricole.
B. Le domaine du renforcement de l'Etat de droit - Unité de formation et de recherche en Droit et Sciences politiques de l'Université de Ouagadougou - Appui à la réforme du système juridique et judiciaire (1er septembre 1999 - 31 août 2001). En collaboration avec le Projet d'appui à l'Administration judiciaire (Union européenne), mise en place d'un programme de formation pour les professionnels du droit.
- Unité de formation et de recherche en Langues, Arts et Communication de l'Université de Ouagadougou - Professionnalisation de la formation en communication (1er septembre 1997 - 31 août 2002). Même si le problème de la disponibilité des ressources humaines demeure préoccupant, la pérennité des trois filières professionnalisantes est désormais assurée au sein du département d'Arts et Communication. Par conséquent, cette intervention devra désormais privilégier la formation continue des journalistes et communicateurs.
- Commission nationale pour la Décentralisation - Recherche-action : décentralisation et collectivités locales. Les modes de gestion des affaires publiques dans le cadre de la politique de création des communes au Burkina Faso (1er février 2001 - 1er février 2003) Depuis 1991, le Burkina Faso s'est lancé dans une importante réforme institutionnelle par la mise en œuvre progressive de collectivités locales décentralisées et la déconcentration administrative de services. La formalisation et la production de connaissances sur l'émergence des villes moyennes et la communalisation dans un contexte de décentralisation devraient amener les différents acteurs à un meilleur pilotage du processus.
A cet effet, la réalisation et la diffusion d'une étude intitulée "Acteurs et enjeux de la décentralisation et du développement local", l'organisation de séminaires sur les Textes d'Orientation de la Décentralisation (TOD), à l'intention des acteurs de la décentralisation, des enquêtes menées sur les élections communales de septembre 2000, une étude sur les stratégies d'appui des agences de coopération en matière de décentralisation et la publication prochaine d'un ouvrage collectif sur les études menées à Ziniaré sont autant d'activités menées qui attestent de l'enjeu de ce secteur et de la volonté des Autorités burkinabè de le dynamiser. C. Le domaine de la Santé publique - Unité de formation et de recherche en Sciences de la Santé de l'Université de Ouagadougou - Appui à la formation pharmaceutique universitaire ( novembre 1997 - août 2001). Répertoriée comme succès pour l'année 2000, cette intervention a logiquement atteint son terme en 2001, car toutes les manipulations et tous les travaux dirigés en chimie analytique et en galénique ont été conçus et rendus opérationnels, notamment à travers l'installation des laboratoires et la rédaction de fascicules.
- Unité de formation et de recherche en Sciences de la Santé de l'Université de Ouagadougou - Renforcer la formation professionnalisante des pharmaciens aux technologies pharmaceutiques semi-industrielles (5 octobre 2001 - 4 octobre 2005). Après une longue activité dans le domaine de la formation universitaire de base des pharmaciens, l'APEFE a voulu répondre à la volonté du partenaire burkinabè de développer une formation en pharmacie plus tournée vers la production de médicaments et vers la formation de techniciens spécialisés. Cette volonté s'affirme également dans le contexte burkinabè d'extrême pauvreté où l'on constate que, pour de nombreux patients, les soins de santé sont devenus inaccessibles.
- Unité de formation et de recherche en Sciences humaines de l'Université de Ouagadougou - Appui à l'Unité d'enseignement et de recherche en démographie - 31 août 2002 - En appuyant cette unité, il s'agit pour l'APEFE de renforcer les compétences nationales en matière de population et de contribuer à améliorer la connaissance des inter-relations entre population et développement. Il s'agit de fournir une information socio-démographique pertinente qui se fonde sur l'organisation de séminaires de travail et d'ateliers de formation à l'intention des cadres des différents Ministères concernés par les questions de population. Edition de numéros des Travaux de l'UERD et mise en place d'une cellule de "documentation et publication". Le site web de l'UERD a été mis à jour concernant les publications.
- Centre Muraz de Bobo-Dioulasso - Programme de Formation en sciences de l'Homme appliquées au développement et à l'évaluation des interventions - SHADEI (17 février 1999 - 17 février 2002). L'état d'avancement des projets (thématique "risques" et thématique "anthropologie des systèmes de santé") permet à la Cellule SHADEI d'employer six chercheurs et un secrétaire tout en assurant une nouvelle approche au niveau des réformes du système de santé. Le démarrage d'un Projet d'initiative propre (PIP) sur l'Analyse interdisciplinaire des stratégies de prévention et de prise en charge du VIH, du paludisme, de la tuberculose et des MST au Burkina Faso atteste d'une intégration de la Cellule SHADEI, tant au sein des structures sanitaires burkinabè qu'auprès des partenaires institutionnels Wallonie-Bruxelles.
D. Le domaine de la formation d'adultes Unité de formation et de recherche en Sciences humaines de l'Université de Ouagadougou - Département de sociologie - Appui au développement de l'éducation des adultes (1er septembre 2000 - 31 août 2002). Le programme de formation Développement et Education des adultes (DEDA) vise un renforcement des structures du monde associatif et des organisations non-gouvernementales. Au-delà d'une première année de l'intervention consacrée à la conception et à l'adaptation du projet, l'année académique 2001-2002 sera déterminante puisqu'elle verra l'institutionnalisation et l'opérationnalisation du programme de formation DEDA. Ainsi, cette année 2001 s'est terminée par l'organisation d'un séminaire de formation de formateurs d'adultes intitulé "Rôle du formateur, processus d'apprentissage et dispositifs en formation d'adultes", animé par le professeur Pierre DOMINICE de l'Université de Genève; séminaire à destination des enseignants mais jumelé à "l'atelier de départ" consacré lui aux étudiants. E. Le domaine des métiers de la Culture Appui à la Direction de la Cinématographie nationale - Mettre en place un système de formation portant sur les métiers de l'audiovisuel (23 novembre 1999 - 31 décembre 2002). Les dix formations programmées pour 2001 dans le cadre du Programme de formation aux métiers de l'Image et du Son ont effectivement pu être dispensées. L'objectif général du projet reste la mise en place, à moyen terme, d'un centre de formation permanent aux métiers de l'audiovisuel. F. Le domaine de la formation supérieure des techniciens Université polytechnique de Bobo-Dioulasso - Institut Universitaire de technologie - Appui à la formation de techniciens supérieurs (1er février 1996 - 31 août 2002). Au-delà d'un atelier, organisé en juin 2001, consacré à l'élaboration du catalogue de formation, on peut constater que l'IUT s'est positionnée avantageusement dans cette voie de la formation continue. Ainsi, tous les formateurs ont été identifiés et tous les éléments constitutifs des modules de formation (intitulé, volume horaire, objectifs poursuivis, prérequis, public-cible, technique d'animation, besoins en équipement pédagogique et technique et coût du module de formation) ont été définis. Une démarche de "marketing", validée par les autorités académiques de l'UPB, s'avère maintenant indispensable pour le début des sessions de formation. -
A. Appui à la Direction de la Cinématographie nationale
Dans le cadre du "Programme de relance de la formation aux métiers de l'Image et du Son", la Direction de la Cinématographie nationale (DCN) a mis en place des cycles de stages de formation de courte durée dédiés à l'ensemble des métiers du cinéma et de l'audiovisuel. Les Etats généraux du cinéma et de l'audiovisuel burkinabè, qui ont eu lieu en juillet 1997, ont permis de réunir tous les professionnels du secteur. A cette occasion, la définition des priorités nationales a mis en avant la nécessité de la réorganisation et de la professionnalisation de la formation des cinéastes et des techniciens. L'intervention de APEFE a démarré en 1996 par un appui à la DCN. La première phase de l'intervention y a été interrompue de façon programmée, en avril 1999, pour permettre une réorientation en vue de participer plus spécifiquement à l'amélioration des capacités techniques et créatives des professionnels du cinéma et à la mise en place d'un système de formation et de recyclage pour professionnels de l'audiovisuel. L'intervention participe donc à la mise en place d'un système souple, par modules de stages, dont la finalité est d'établir à Ouagadougou une structure durable de formation aux métiers de l'Image et du Son à caractère sous-régional. Le programme s'articule en trois phases : les cycles d'initiation en 2000, le perfectionnement et le recyclage en 2001. L'accent a été mis sur la motivation profonde des postulants d'exercer réellement une profession dans le 7e Art. Il leur a été demandé une contribution de cinquante mille francs CFA à titre individuel après une sélection préalable sur dossier. Les organisateurs comme les partenaires du programme ont été agréablement surpris par l'engouement de la jeunesse burkinabè malgré ces conditions financières d'affluence constatée, un peu plus de 180 stagiaires pour les 15 modules de formation organisés en 2000 et 2001, démontre l'intérêt des jeunes pour les métiers du cinéma. Parmi les stagiaires, notons que 11 sociétés privées et services institutionnels de production ont inscrit 19 de leurs agents à ces stages. Aux modules d'initiation, de perfectionnement et de recyclage, expérimentés en 2000 et 2001, succéderont les cycles de spécialisation, en 2002 et 2003, qui s'étendront sur des périodes de six mois pour que la création, en 2004, d'un Centre de formation régional (l'Académie de l'Image et du Son) permette l'institutionnalisation de la formation et la pérennisation des acquis.
B. Programme de formation en sciences de l'Homme appliquées au développement et à l'évaluation des interventions
Le Centre Muraz, un des centres de l'Organisation de coordination et de coopération pour la lutte contre les grandes endémies (OCCGE) a, depuis 1994, une politique scientifique répondant à des missions de quatre ordres : la recherche, la formation, l'appui à la politique de santé publique et les missions d'expertises. Dans cette perspective, la Cellule SHADEI - Sciences Humaines appliquées au développement et à l'évaluation des interventions - est une initiative du Centre Muraz et du Centre d'anthropologie culturelle de l'Université Libre de Bruxelles; tous les projets de SHADEI ont une finalité opérationnelle visant à l'amélioration des conditions sanitaires et, plus généralement, des conditions de vie des communautés. Mais la démarche de l'intervention APEFE veille avant tout à ce que ces projets contribuent en profondeur à l'amélioration des compétences professionnelles et des expertises des diplômés qui sont employés par la cellule. Sa philosophie d'action est fondée sur la participation des communautés concernées à toutes les phases du processus de décision au cours duquel les chercheurs de SHADEI ont fonction d'analystes et de catalyseurs de l'action sanitaire. L'intégration du PIP (Initiative propre d'institutions universitaires en matière de coopération au développement - CIUF/CUD) sur l'Analyse interdisciplinaire des stratégies de prévention et de prise en charge du VIH, du paludisme, de la tuberculose et des MST au Burkina Faso et du projet SAREDO (Santé de la reproduction dans les districts sanitaires de l'Ouest du Burkina Faso), pour appuyer le plan stratégique national, assure la promotion de l'approche au niveau des réformes du système de santé. Globalement, la cellule SHADEI intensifie la formation et l'administration de la recherche en anthropologie médicale à travers le traitement de thématiques telles que les jeunes face au VIH/SIDA; l'analyse de la situation de la prostitution en Afrique de l'Ouest; la honte et le Sida, la construction sociale de la stigmatisation; une approche clinique et prospective de patients atteints par le VIH et traités par trithérapie antirétrovirale. La cellule SHADEI participe à la promotion d'approches émergentes lors de la conception et de la mise en œuvre de nouvelles interventions en santé publique. Après la dissolution de l'Organisation de Coordination et de Coopération pour la lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE), de décembre 2000, le Centre, comme les huit autres centres de recherche de l'ex-OCCGE, a été rétrocédé à l'Etat burkinabè. Cela signifie qu'au terme de cette année 2001, le Centre MURAZ, ayant accompli les étapes administratives de sa rétrocession, devient, pour le Ministère burkinabè de la Santé, un outil essentiel en matière de conception et d'évaluation des politiques de Santé publique.
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Le travail spécifique du Coordonnateur durant cette année s'est focalisé autour de la concertation. En effet, cette année a vu la mise en place du Cadre de concertation sur l'Enseignement technique et la Formation professionnelle.
Toujours dans le secteur de l'enseignement, tandis que l'année universitaire 1999-2000 a été invalidée, l'année 2000-2001 a accueilli trois missions du CIUF-CUD. Deux ont été consacrées à la reprise du partenariat CIUF-CUD/Université de Ouagadougou, suite à la rupture de celui-ci lors de la fermeture de l'Université de Ouagadougou, en octobre 2000. La troisième est consacrée aux préoccupations et aux axes stratégiques des autorités de l'Université de Ouagadougou en vue du prochain plan quinquennal (2003-2007). Mensuellement, une réunion de coordination des partenaires européens permet à la Coordination APEFE de comprendre les grands mouvements de la coopération internationale avec le Burkina Faso, notamment grâce à un suivi du DCSLP et à une description circonstanciée de la programmation du 9e FED. Plus ponctuellement, le Coordonnateur APEFE a accompagné différentes évaluations comme différentes concertations élargies : table-ronde sur la Justice, en juin, processus de décentralisation (groupe de réflexion GTZ et programmation danoise), un atelier sur les perspectives de la recherche appliquée au Ranch à gibier de Nazinga en mars, une réflexion sur les métiers de la Presse, en novembre, une concertation sur l'éducation et le travail social de rue, en novembre, la constitution d'une Commission nationale pour les Droits humains, en décembre, et un séminaire national sur le thème du Sommet francophone de 2003, en juillet.
Cette entreprise de large concertation se développe surtout dans le cadre du suivi des interventions en cours, notamment par la mise en place de comités de pilotage pour les interventions sur la décentralisation et les collectivités locales (mission de Pierre-Joseph LAURENT), sur le développement d'aides informatiques pour l'aménagement et la gestion des forêts (mission de Pierre GIOT), sur la valorisation scientifique du Ranch à gibier de Nazinga (mission de Willy DELVINGT), sur l'appui au développement de l'éducation des adultes (mission de Michel BONAMI), sur le transfert de procédés agro-industriels et la valorisation des produits agroalimentaire locaux (mission de Philippe THONART). Les interventions à l'identification et à l'instruction ont également profité d'une concertation approfondie : l'intervention identifiée pour le soutien à la mise en place d'un laboratoire de terrain d'analyses des eaux (plusieurs missions de Xavier COGELS ainsi qu'une consultation répétée avec la direction du Centre régional pour l'Eau potable et l'Assainissement), tout comme les interventions à venir en matière d'enseignement technique et de formation professionnelle (plusieurs missions de Philippe RENARD) émergent d'une sensibilisation accentuée.
En terme de nouvelles interventions, il faut également noter, en vue de la réorientation de l'intervention au Centre MURAZ, notre accompagnement de l'évolution institutionnelle depuis la dissolution de l'Organisation de coordination et de coopération pour la lutte contre les grandes endémies jusqu'à l'autonomisation du Centre MURAZ, désormais Etablissement public à caractère administratif (EPA), au sein du Ministère burkinabè de la Santé.
Au chapitre des nouvelles interventions et dans la perspective d'une collaboration appuyée avec la DGCI et la CTB, une intervention auprès du Secrétariat permanent du Conseil national pour la gestion de l'environnement (SP/CONAGESE) devrait nous permettre de participer au renforcement des capacités en matière d'environnement du secteur privé et des réseaux de documentation.
En dehors d'une évaluation du secteur de l'imagerie médicale (avec Eric BERTRAND), les missions de courte durée ont été cette année de deux types. D'une part, un appui à une structure bien installée, en l'occurrence le Ranch à gibier de Nazinga pour le traitement plus spécifique des techniques de recensement et de gestion de la grande faune mammalienne de savane (avec Jacques PEETERS, coopérant au Sénégal) en réponse à une participation de Bruno PORTIER au recensement des oiseaux aquatiques du Delta du Siné-Saloum, mais également le Programme de formation aux métiers de l'Image et du Son, sous la forme de quatre missions d'un mois pour soutenir la formation en réalisation documentaire (avec Benoît LAMY), l'initiation à la prise de son (avec Fabian BASTIANNELLI) et le perfectionnement en film d'animation (avec Giovanni CASCONNE).
D'autre part, les missions de courte durée nous ont également permis de soutenir notre objectif en matière d'enseignement technique et de formation professionnelle (avec Philippe RENARD) et d'affirmer notre volonté de raffermir notre collaboration avec le Ministère de la Justice et de la Promotion des Droits de l'Homme, en soutenant le programme de l'Union européenne de formation du Projet d'Appui à l'Administration judiciaire, avec le soutien à un atelier sur le rôle du Parquet (mission de M. Pierre COREELIS, Avocat général près la Tour d'Appel de Bruxelles).
Finalement, rappelons que de nombreuses séances de travail consacrées au renouvellement de programme de travail entre laCommunauté Wallonie-Bruxelles, la Région Wallonne et le Burkina Faso nous ont permis d'appréhender plus justement les préoccupations burkinabè.
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Puisque le DCSLP définit une véritable stratégie nationale, l'APEFE au Burkina Faso a pour ambition de resserrer ses interventions en phase avec les secteurs et les dispositions de ce programme de lutte contre la pauvreté. Nous pouvons en prendre pour illustration, le fait que la politique de l'éducation sera redéfinie en profondeur début 2002, à travers un forum national. Cela offrira à l'APEFE la possibilité de redéfinir son action dans l'enseignement de base comme dans l'enseignement supérieur et dans la formation professionnelle.
La variété des interventions APEFE au Burkina Faso en font un interlocuteur dans la réflexion sur la lutte contre la pauvreté, et, dans bien des cas (formation professionnelle, décentralisation, démographie, lutte contre le SIDA…), l'expertise développée ces dernières années est reconnue et mise en évidence par les partenaires tant burkinabè qu'étrangers, lors des réunions de coordination ou de concertation.
En effet, la problématique du développement et de la lutte contre la pauvreté est plus que jamais un projet alliant mobilisation des ressources humaines, actions concertées et gestion participative.
En termes de programmation et de méthodes, la plupart des interventions devront, courant 2002, être réorientées à la faveur de la mise en place des outils de gestion de ces interventions, tels les comités techniques de suivi et les comités de pilotage.
Les interventions consacrées à la formation supérieure des techniciens (Université polytechnique de Bobo-Dioulasso) et à l'appui à l'Unité d'Etudes et de Recherche en Démographie atteindront, en revanche, leur terme définitif.
A propos des interventions en cours d'identification, on peut inscrire le domaine de l'assainissement et de la préservation de l'environnement, grâce à une intervention permettant la mise en place d'un laboratoire de terrain d'analyses des eaux, avec la Direction générale de la Préservation de l'Environnement et le Centre régional pour l'Eau potable et l'Assainissement. Pour le même secteur, on peut également noter, en collaboration avec le Secrétariat permanent du Conseil national pour la gestion de l'environnement (SP/CONAGESE), une intervention qui participera au renforcement des capacités en matière d'environnement du secteur privé et des réseaux de documentation.
En ce qui concerne les interventions à l'instruction, il faut insister sur la volonté de l'APEFE de s'inscrire durablement dans le domaine de l'enseignement technique et de la formation professionnelle. En l'occurrence, un atelier "Gestion participative et planifiée des interventions" (GPPI) se déroulera à Ouagadougou, en février 2002, avec les partenaires de la Direction générale de l'Enseignement secondaire technique et professionnel et avec ceux de la Cellule d'Appui à la Formation professionnelle. |
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Dernière mise à jour : ( 24-05-2006 )
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