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07-03-2006

Présence de l'Apefe en Palestine


1. Répartition de cette enveloppe par secteurs:

  • 64,46 % en gouvernement et société civile
  • 27,20 % en agriculture  pêche - sylviculture
  • 3,50 % en éducation
  • Le solde en identification, instruction de nouvelles interventions, suivi, évaluation, coordination et représentation.


2. Effectifs :

  • Le bureau de coordination en Palestine créé en 1998 se justifiait par la présence de 4 coopérants sur place et des perspectives de développement démenties depuis ; si les interventions simultanément en cours ont atteint le nombre de 6 en 2001, la seconde Intifada n'a pas permis les développements espérés. Le coordonnateur exercera dès lors ses fonctions à temps partiel. L'APEFE suspend momentanément la présence permanente d'un coordonnateur expatrié. La coordination sera assurée à distance par le siège.
  • 10 missions de courte durée de suivi sont prévues.
  • Un secrétariat local pourrait être mis en place courant 2006. La gestion des interventions mises en oeuvre sera assurée par les comités de cogestion respectifs.


3. Interventions en cours :

Pêche - développement de la pêche - aquaculture

  • Renforcement institutionnel et structurel du Ministère de l'agriculture (département des pêches) en vue de la mise en oeuvre d'un projet pilote de pisciculture dans la bande de Gaza

Gouvernement et société civile : liberté de l'information

  • Appui méthodologique et renforcement structurel de l'Institut des Médias Modernes (IMM) : mise en place d'une structure de formation aux métiers des médias audiovisuels (niveau BTS / bac + 2).

Education - formation professionnelle

  • Appui méthodologique et renforcement structurel d'une structure de formation professionnelle à GAZA

4. Situation du pays & contexte.

L'engagement de l'APEFE en Palestine a débuté en 1995 avec des interventions dans les secteurs de l'éducation, du tourisme ainsi qu'une intervention contribuant à la consolidation de l'Etat de droit.
En 1998, ces interventions se sont concentrées sur la réforme et la conception de programmes de formation débouchant sur des professions spécifiques.
En 2001 (seconde Intifada), les activités de l'APEFE se sont étendues à l'administration palestinienne - Ministère de l'éducation - avec une intervention d'appui à la réforme des curricula de l'enseignement technique.
En 2003 dans un climat politique pour le moins instable, le nouveau programme quinquennal a fait de l'eau et de l'environnement des secteurs d'intervention prioritaires pour l'APEFE.

Sur le plan économique : les années 2000 - 2004 ayant vu les accords d'Oslo réduits quasi à néant, les compétences de l'Autorité nationale palestinienne ne s'exercent plus guère que sur des territoires réoccupés par l'armée israélienne. La destruction des infrastructures (routes, aéroport, bâtiments officiels et administratifs) et les représailles israéliennes ont eu un impact économique négatif immédiat: les entraves à la circulation des biens et des personnes ont entraîné un déclin des échanges, un effondrement du secteur touristique - du fait, notamment, du bouclage complet imposé à la ville de Bethléem - et des pertes d'emplois qui touchent encore toutes les familles et tous les secteurs d'activités.
L'économie palestinienne et ses possibilités d'exportation, restent plus que jamais tributaires des choix politiques d'Israël. En 2004, on estime à 50% le taux de population vivant en dessous du seuil de pauvreté (moins de deux dollars par jour). Plus de 22% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition.

Situation politique : le décès du président de l'Autorité nationale palestinienne, Yasser Arafat, a entraîné l'organisation de scrutins pour l'élection d'un nouveau président et de nouveaux conseils municipaux, en attendant les élections législatives prévues pour janvier 2006. Contrairement aux attentes de la communauté internationale, l'élection de Mahmoud Abbas à la présidence de l'Autorité nationale palestinienne et la mise en place d'un gouvernement réformateur n'ont pas conduit à une relance du processus de paix ; le gouvernement israélien a joué la carte de l'unilatéralisme en procédant à l'évacuation de la Bande de Gaza sans négociation ni même réelle concertation avec l'Autorité nationale palestinienne laissant à cette dernière les défis politiques, sécuritaires et économiques que soulève la gestion d'un territoire autonome mais enclavé, sans réelle perspective de développement puisque ne maîtrisant ni ses frontières ni son espace aérien ni son espace maritime.
Aux effets économiques et sociaux de la seconde Intifada, se sont ajoutés ceux de la construction par les Israéliens depuis 2002, d'une "barrière de sécurité" que les Palestiniens qualifient de "mur de l'apartheid". Des milliers de paysans se voient privés d'accès à leurs terres et aux ressources en eaux, ainsi qu'aux infrastructures de soins de santé. L'arrêt sans équivoque rendu par la Cour internationale de justice en juillet 2004 n'a en rien modifié la résolution du gouvernement israélien.

Perspectives : dans ce contexte particulièrement difficile caractérisé par une pauvreté non structurelle et une déficience de l'appareil politique, l'APEFE a pris appui sur la société civile et les ONG pour explorer de nouvelles possibilités de partenariat.
Une intervention dans le secteur de la pêche avait été instruite en 2004, une mission d'expertise a confirmé sa faisabilité économique dès le début de l'année 2005. Une nouvelle piste a également été identifiée du côté du Ministère de l'Education qui a élaboré avec le Ministère du Travail, un plan stratégique de réforme de l'enseignement technique et professionnel.
La relance du processus électoral a rendu le secteur des médias prioritaire pour le gouvernement palestinien ; dont l'objectif est d'asseoir sa légitimité sur le plan intérieur et au niveau international. Ces priorités passent par une refonte des équipes rédactionnelles de la radio et de la télévision nationales palestiniennes et sur un rejet des techniques de propagande et d'appel à la violence qui en constituaient la marque de fabrique depuis le début de la seconde Intifada. Tenant compte du contexte d'ouverture avant élections, l'APEFE a décidé d'apporter son appui à la formation de techniciens dans le secteur audio-visuel, en partenariat avec le Ministère de la Culture et l'Institut des Médias Modernes. Mais la récente victoire du HAMAS aux élections du 24/01 pourrait remettre ces priorités démocratiques en question.
Dernière mise à jour : ( 24-05-2006 )
 
 

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