Présentation du pays
L’APEFE au Maroc
La coopération entre la Communauté française Wallonie-Bruxelles et le Royaume du Maroc s’inscrit dans le cadre de l’Accord signé le 26 octobre 1999 entre la Communauté française, la Région wallonne et le Royaume du Maroc.
Le 16 juillet 2002, la Commission communautaire française de la Région de Bruxelles – Capitale (Cocof) a également conclu un accord de coopération avec le Maroc, ce qui permet, aujourd’hui, de mener une coopération bilatérale couvrant toutes les matières et tous les territoires pour lesquels les trois gouvernements exercent des compétences exclusives.
Rappelons que ces gouvernements ont, dans les matières pour lesquelles ils ont compétence, la capacité de signer des traités internationaux et d’en assurer l’exécution.
L’APEFE est, quant à elle, présente au Maroc depuis 1977.
En 1994 fut conclu un protocole d’accord entre le gouvernement du Royaume du Maroc et l’APEFE.
Six accords particuliers ont depuis été signés avec respectivement :
- l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (juin 1995) ;
- le Ministère de l’Education Nationale (mars 1996) ;
- le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique (juin 1998) ;
- le Ministère de la Culture et de la Communication (juillet 2000) ;
- le Ministère du Développement Social, de la Solidarité, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (août 2000) ;
- le Ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Eaux et Forêts (octobre 2002).
Depuis 1998, l’Espace international Wallonie – Bruxelles (EIWB) rassemble, sous une même direction, les relations internationales, le commerce extérieur et la coopération au développement de la Communauté française et de la Région wallonne.
Au sein de cette administration, quatre opérateurs participent au suivi des projets de partenariat :
Le CGRI (Commissariat général aux relations internationales de la Communauté française) et la DRI (Division des Relations internationales de la Région wallonne) qui gèrent en commun les échanges et les intérêts internationaux des francophones et des wallons.
Ils sont représentés, à l’étranger, par des Délégués Wallonie – Bruxelles ayant statut diplomatique.
- L’AWEX (Agence wallonne à l’Exportation) qui assure, dans le monde, la promotion des entreprises wallonnes. Elle est représentée, à l’étranger, par des Attachés économiques et commerciaux.
- L’APEFE (Association pour la Promotion de l’Education et de la Formation à l’Etranger) qui constitue le centre d’expertise en coopération au développement pour Wallonie – Bruxelles. Elle est représentée, à l’étranger, par des Coordonnateurs.
Le programme de travail est défini à l’issue des Commissions mixtes permanentes (CMP) qui, tous les trois ans, réunissent les acteurs concernés. La première CMP s’est tenue en février 2000 et la seconde en janvier 2003.
Contexte historique et politique
Le Maroc fut sous protectorat français de 1912 à 1956.
Il acquiert son indépendance le 2 mars 1956.
Le pays est alors érigé en royaume avec à sa tête le roi Mohammed V.
Son fils Hassan II est intronisé en 1961 et le Maroc devient sous son règne une monarchie constitutionnelle.
Le Maroc est, par ailleurs et fondamentalement, une monarchie de droit divin où le monarque, successeur du prophète Mahomet, est commandeur des croyants et chef religieux suprême avant même d’être chef politique et militaire.
Hassan II sut saisir les opportunités politiques pour ouvrir son pays au monde et le conduire dans la voie du développement. De grands chantiers furent entrepris et ce fut notamment sous son règne qu’apparurent les grands barrages qui ont permis l’irrigation de milliers d’hectares. Cette politique fut cependant menée d’une main de fer et un opposant tel que Mehdi Ben Barka fut contraint à l’exil et finalement assassiné dans d’étranges conditions. Des manifestations estudiantines furent sévèrement réprimées par le général Oufkir alors Ministre de l’intérieur. Deux tentatives de coup d’état en 1971 et 1972 furent sévèrement réprimées et le général Oufkir compromis dans le second trouva la mort le lendemain.
Sa famille croupit en prison durant 18 ans.
Pour faire face au mécontentement, le roi rechercha l’adhésion populaire en organisant, en 1975, la « marche verte » qui réunit 350.000 marocains marchant pacifiquement à la reconquête du Sahara occidental et qui débouchera sur « l’union sacrée » étouffant toute contestation.
Jusqu’en 1990, le Maroc connu la longue période dite des « années de plomb » sous la conduite impitoyable du Ministre de l’intérieur, Driss Basri.
A partir de 1991, Hassan II comprit que l’heure était aux concessions et après avoir libéré les prisonniers survivants du célèbre et sinistre bagne de Tazmamart, entama en 1996 une timide réforme de la constitution et proposa en 1998 un gouvernement d’alternance en chargeant l’opposant socialiste A. Youssouffi de le former.
En 1999, Hassan II disparaît et son fils, Mohammed VI devient roi du Maroc.
Le nouveau roi se veut résolument moderniste et ouvert sur le monde.
Dès son accession au trône, il pose des actes forts : il autorise le retour au pays du célèbre opposant Abraham Serfaty, rend une partie de sa liberté d’expression au cheikh Yassine, leader du mouvement islamiste « Justice et Bienfaisance » jusque là en résidence surveillée, limoge Driss Basri et promet une réforme de la Moudawana, code du statut personnel, qui fait jusque là de la femme une mineure à vie.
Il entame également d’autres grandes réformes dont celle de l’enseignement et lance de grands chantiers portuaires et touristiques.
Les élections législatives de septembre 2002 ont cependant révélé un vide politique, un désintérêt populaire et surtout une poussée islamiste dont la participation fut pourtant autolimitée.
Cette tendance fut, par ailleurs, confirmée lors des élections municipales de septembre 2003.
Devant cet état de fait, le roi prit la décision de nommer lui-même un Premier ministre technocrate qui n’était pas sorti des urnes et il désigna de nouveaux Walis (gouverneurs de provinces) eux aussi technocrates à qui il octroya des pouvoirs élargis.
Le roi se révéla également très impliqué dans le monde des affaires au point que la société SIGER, holding de la famille royale, acquit rapidement via la banque commerciale du Maroc, le contrôle de l’ONA et de la SNI, sociétés qui détiennent 65 % de la capitalisation boursière La Wafabank ayant, dans le même temps, été absorbée par la BCM, le roi Mohammed VI devenait, de facto, le premier industriel et le premier banquier du pays.
Au plan politique, une des réformes les plus importantes engagées dernièrement par le Maroc concerne le code de la famille (Moudawana). Elle consacre le principe d’égalité entre la femme et l’homme ainsi que la protection des droits des enfants et institue de nouvelles réglementations relatives à la famille.
Toutefois et bien que des dispositions concrètes aient été prises pour la mise en oeuvre de cette réforme, il reste à enclencher tout un long processus de changement de mentalité.
Il n’en reste pas moins qu’elle a permis une avancée considérable du Maroc sur la scène internationale.
L’accession de trois femmes au gouvernement lors des dernières élections est également à retenir dans le cadre des avancées démocratiques même si un récent remaniement (juin 2004) a vu le départ de l’une d’elles.
Les attentats commis par des intégristes musulmans à Casablanca (mai 2003) et à Madrid (mars 2004) ont eu comme conséquence un renforcement considérable de l’appareil sécuritaire et un projet de loi antiterrorisme fort controversé jusque là fut aussitôt adopté. Ces attentats ont également accentué la chasse aux islamistes.
Celui de Madrid a contribué au rapprochement entre Madrid et Rabat, rapprochement confirmé à la suite des élections espagnoles et du changement de majorité politique qu’elles ont provoqué.
Une autre réforme importante concerne le code du travail (juin 2004) qui, entre autres choses, réglemente le travail des enfants en interdisant leur embauche avant l’âge de 15 ans. Ce cadre légal constitue un outil important dans la lutte contre le travail des enfants même si là aussi un important travail sur les mentalités reste à faire notamment en ce qui concerne les petites bonnes.
D’une façon générale, force est quand même de constater que si des progrès importants ont été réalisés sur le plan politique, ils sont plus le fait du Roi que du gouvernement. Les partis n’étant plus guère crédibles et le Palais ayant toutes les cartes en mains.
Contexte social.
Au plan social, le Maroc se situe toujours à la 123ème position dans le classement du PNUD selon les indicateurs de développement humain.
Le taux d’analphabétisme chez l’adulte est encore de 48% et près de 1.500.000 enfants âgés de 9 à 15 ans n’ont jamais fréquenté l’école.
Le taux de chômage urbain dépasse les 20% et les « diplômés – chômeurs » sont légions.
La situation sociale reste encore marquée par de fortes disparités dans l’accès aux services de base (eau, électricité, logement, santé, éducation) et la protection sociale est quasi nulle : l’assurance maladie obligatoire inscrite au programme des différents gouvernements n’a toujours pas été votée.
Le montant du SMIG est 1.800 dirhams (165 euros) et n’est pas loin du salaire de beaucoup de fonctionnaires. Nombre d’ouvriers, d’agriculteurs ou de travailleurs domestiques ne l’atteignent pas. A titre d’exemple, le prix de base d’une voiture bas de gamme est de 100.000 dirhams et un paquet de cigarettes « Malboro » coûte 30 dirhams ( un marocain touchant le SMIG et fumant 2 paquets par jour y consacrerait donc la totalité de son salaire).
Les attentats de mai 2004 à Casablanca ont mis en évidence le désoeuvrement, l’absence de perspectives d’avenir et l’extrême pauvreté de milliers de jeunes dans de nombreux bidonvilles et leur fragilité face aux tentatives d’embrigadement islamiste.
Mais là encore ce fut l’occasion du lancement d’un vaste programme de logements sociaux.
Il est cependant évident que bien qu’étant considéré comme prioritaire dans tous les plans de développement, l’évolution sociale reste encore fort préoccupante au Maroc.
Pour l’instant, l’espoir le plus grand vient de la société civile dont les innombrables actions et l’impressionnant dynamisme forcent l’admiration.
Contexte économique.
Au plan économique, une amélioration de la croissance a pu être constatée à partir de 2001. Elle reste toutefois encore fort dépendante des aléas climatiques et de l’instabilité des marchés extérieurs.
Les fortes précipitations des années 2003 et 2004 ont favorisé les bons rendements de l’agriculture qui continue à jouer un rôle important dans l’économie nationale mais une réflexion et un travail restent à mener quant aux choix culturaux, aux méthodes et aux outils de production.
L’importance de la masse salariale de l’administration publique et le faible taux de création d’emplois restent un problème majeur pour le pays.
L’impact des transferts financiers des MRE (marocains résidants à l’étranger : 2.5 millions de personnes soit 8% de la population totale) reste vital pour l’économie nationale. Ces rapatriements de fonds (35 milliards de dirhams annuels) représentent 81% du déficit de la balance des paiements et permettent à 1.2 millions de personnes de se soustraire à la pauvreté.
Les efforts du gouvernement en matière économique porteront sur la mise à niveau du tissu productif, l’amélioration de l’environnement des investissements, la promotion des exportations et l’efficacité du secteur financier.
De grands chantiers ont été entrepris en matière d’infrastructures portuaires (Tanger), d’amélioration du réseau routier et d’implantation de sites touristiques.
Les accords de libres échanges conclus avec l’Union européenne (2000) et avec les Etats-Unis (2004) devraient favoriser l’intégration du pays dans l’économie internationale.
Préparatifs Vous avez pensé :
- à demander une facture pour tous vos achats supérieurs à 175 € (pensez à regrouper vos achats pour atteindre ce montant). Ces factures doivent être libellées à une adresse au Maroc. Elles seront visées par la douane à l’aéroport de départ sur présentation de la marchandise correspondante (cela peut parfois prendre un certain temps) et renvoyées aux fournisseurs avec une lettre d’accompagnement demandant la restitution de la TVA sur un compte en Belgique ;
- à prévoir le départ de vos bagages non accompagnés de façon telle qu’ils arrivent au Maroc à peu près en même temps que vous (des frais de magasinage vous seront demandés s’ils restent trop longtemps stockés en zone de fret) ;
- à suspendre votre mutualité en Belgique (vous être pris en charge par l’OSSOM) ;
- à suspendre éventuellement vos assurances auto si votre véhicule reste en Belgique ;
- à renvoyer éventuellement votre plaque d’immatriculation (les plaques transit s’obtiennent plus rapidement qu’auparavant) ;
- à prévoir une petite réserve de médicaments si vous suivez un traitement particulier ;
- à prévenir la police communale si vous laissez une maison vide ;
- à ne pas vous faire rayer du registre de population de votre commune ;
- à préparer une procuration de vote si des élections sont prévues ;
- à faire une demande de transfert d’adresse à la poste pour votre courrier en Belgique;
- à trouver un gestionnaire pour vos comptes en Belgique ;
- à demander un digipass à votre banque (pour consulter vos comptes via internet) ;
- à prévoir une disponibilité financière pour les frais de première installation (les premiers loyers, la garantie locative et les achats mobiliers nécessitent un minimum de 2500 à 3000 euros) ;
- à emporter des vêtements chauds et éventuellement des couettes ;
- à fermer le gaz ….
Lors du départ
Si vous voyagez par avion :
Si vous êtes en possession de tous vos documents, les formalités d’entrée sur le territoire marocain, quoique parfois un peu lentes, ne posent pas de problèmes particuliers.
L’entrée au Maroc ne nécessite ni visa ni vaccination particulière (une vaccination contre l’hépatite, le typhus, la rage, ..peut toutefois s’avérer prudent).
Vous serez accueilli-e-s à votre arrivée par le coordonnateur.
Si vous voyagez par la route:
- Pour éviter de grosses difficultés ultérieures, veillez à ce que la voiture soit immatriculée à votre nom (en cas d’impossibilité, prévoyez tout type de documents de couverture : autorisation d’utilisation, carnet de mariage, ...) ;
- Prévoyez un entretien du véhicule ;
- Procurez-vous une carte routière Michelin France, Espagne et Maroc;
- La totalité du voyage peut maintenant se faire par autoroute ;
- Le voyage nécessite approximativement 24 heures de route (il est prudent de prévoir des étapes) ;
- Vous pouvez éviter l’Espagne en prenant un bateau à Sète jusque Tanger. C’est plus long, assez cher mais c’est une belle croisière ;
- Passage du détroit de Gibraltar :
- Port d’Algésiras (conseillé) :
- achetez vos billets dans l’enceinte du port (ils ne sont pas plus chers que ceux vendus sur la route) ;
- arrangez-vous pour prendre le bateau tôt le matin (cela vous permettra d’atteindre votre destination au Maroc dans la journée) ;
- Port de Tanger – passage en douane:
- vous avez préparé une liste de colisage succincte ;
- vous pouvez accepter les services des personnes qui vous proposent de faciliter les démarches (100 dirhams (10 €) représentent une rémunération largement suffisante. Malgré leur insistance, n’acceptez pas de donner plus) ;
- vous conservez précieusement le document d’importation temporaire qui vous est remis ;
Vous ne vous énervez en aucun cas (ça fatigue et ça ne sert à rien)
- Pour quitter Tanger, vous suivez la direction Casablanca (prévoyez de changer un peu d’argent à Tanger ou sur le bateau car les autoroutes sont payantes).
Premiers jours dans le pays
Importation :
Le statut de coopérant-e permet l’exonération des droits de douane.
Vous ne paierez donc pas de droit d’entrée sur les biens (notamment les voitures) que vous souhaiteriez amener de Belgique. Il est à noter toutefois qu’un seul véhicule par famille est exonéré de ces droits.
Logement :
Avant d’entamer toute démarche administrative, vous devez prouver l’existence d’un domicile au Maroc (contrat de bail certifié conforme).
Le choix d’un logement dépend bien évidemment de critères personnels à chacun.
On peut toutefois s’essayer à un petit classement :
Logement en ville :
- En appartement
- Proximité du centre (achats, services,..)
- Possibilité d’utiliser les transports en commun
- En villa avec jardin
- Relative proximité du centre
- Logement en dehors de la ville :
- Nécessité absolue d’un véhicule
- Accès plus difficile aux services
Plusieurs solutions existent pour trouver un logement :
- les petites annonces dans les journaux, magasins ou certains lieux publics ;
- la promenade en s’adressant aux gardiens de quartiers ;
- le recours à une agence (dans ce cas, l’équivalent d’un mois de loyer peut vous être demandé pour rémunération du service).
Lors de départ en famille, il est fortement recommandé que l’un des deux époux arrive une semaine à l’avance pour trouver un logement et préparer l’accueil de la famille.
Le montant des loyers varie généralement entre 5000 et 7000 dirhams (450 et 630 euros).
Pour rappel, l’APEFE intervient dans les frais de logement à raison de 50% plafonné suivant votre situation familiale (Cf. contrat de travail).
Certains propriétaires peuvent proposer un logement meublé mais c’est assez rare.
Il conviendra donc de prévoir un budget « équipement ».
La plupart des propriétaires demandent une garantie locative et/ou de un à trois mois de loyer d’avance. Toutefois, il faut se rappeler qu’une location à des européens revêt pour eux un intérêt certain et donc que l’on peut assez facilement négocier la seule garantie locative.
L’établissement d’un contrat de bail est obligatoire.
Présentation de votre lieu de travail :
Dès que vous aurez réglé les problèmes de logement, le coordonnateur vous mettra en contact avec la direction de l’institution à laquelle vous êtes affecté-e.
Conformément à votre contrat de travail et à votre ordre de mission, vous serez sous l’autorité académique et/ou scientifique de cette direction.
Vous recevrez de sa part un ordre de mission attestant que vous êtes bien affecté-e à l’institution.
Formalités :
Carte de séjour
C’est la première démarche à entamer. Elle conditionne toutes les autres.
La carte de séjour sera valable 5 ans à condition d’en faire la demande expresse sinon il vous faudra la renouveler chaque année.
Attention, le statut de co-habitant-e n’existe pas au Maroc. Un conjoint non marié ne pourra pas prétendre à l’octroi d’une carte de séjour sur base du contrat de travail de sa compagne ou de son compagnon. Il devra donc quitter le territoire tous les trois mois (durée d’un visa de tourisme).
Vous vous rendez au commissariat de police le plus proche de votre domicile et vous demandez la constitution d’un dossier de résident.
Il est difficile de lister les pièces à présenter car cela dépend d’un commissariat à un autre.
Le mieux est donc de s’y présenter une première fois pour s’enquérir de ce qui est exigé.
Les documents suivants sont toutefois presque toujours demandés :
- une photocopie du (ou des) passeport(s) ;
- des photos d’identité (parfois en grand nombre) ;
- une photocopie du carnet de mariage ;
- une photocopie du contrat de bail certifiée conforme (la légalisation peut se faire à la Délégation Wallonie – Bruxelles) ;
- une photocopie (ou un exemplaire original : pensez à en demander trois exemplaires au siège de l’APEFE) de votre contrat de travail ;
- un ordre de mission délivré par l’institution partenaire ;
- des timbres fiscaux (ils s’achètent dans certaines librairies et bureaux de tabac et il est intéressant d’en avoir toujours une petite réserve au risque de devoir revenir le lendemain).
La légalisation de tous ces documents peut être demandée.
Une fois l’ensemble des pièces rassemblées (cela peut nécessiter quelques aller et retour mais comme jamais on ne s’énerve, cela ne pose pas de problème), il vous sera remis une attestation de demande de carte de séjour. Avec celle-ci, vous serez temporairement en règle administrativement et vous pourrez entamer les démarches suivantes. La carte sera prête quelques semaines (voire quelques mois) plus tard. Vous devrez passer de temps à autre au commissariat pour vous informer de sa disponibilité.
Ouverture d’un compte bancaire
Sur présentation de votre attestation de demande de résidence, vous pourrez ouvrir un compte.
Il est conseillé d’ouvrir un compte convertible qui peut être alimenté en euros et surtout permet des retraits en euros ou autres devises.
Les frais inhérents au transfert d’argent d’une banque belge vers une banque marocaine étant relativement élevés (± 25 €) et identiques quelque soit le montant de la transaction, il est également conseillé de réaliser une grosse transaction plutôt que deux petites.
L’acquisition, dans votre banque belge, d’un digipass vous permettra, via internet, de consulter, à tout moment, vos comptes en Belgique et de réaliser des opérations de banque belge à banque belge.
Immatriculation du véhicule
Le document d’importation temporaire remis lors du passage en douane, vous permet de circuler au Maroc durant une période allant de trois mois à six mois (le délai est indiqué sur le document).
Au delà de ce délai vous devez impérativement être immatriculé en plaques marocaines.
Votre statut de coopérant-e vous permet d’obtenir une immatriculation CI (coopération internationale).
Pour ce faire, vous devez :Importation :
Le statut de coopérant-e permet l’exonération des droits de douane.
Vous ne paierez donc pas de droit d’entrée sur les biens (notamment les voitures) que vous souhaiteriez amener de Belgique. Il est à noter toutefois qu’un seul véhicule par famille est exonéré de ces droits.
Logement
Avant d’entamer toute démarche administrative, vous devez prouver l’existence d’un domicile au Maroc (contrat de bail certifié conforme).
Le choix d’un logement dépend bien évidemment de critères personnels à chacun.
On peut toutefois s’essayer à un petit classement :
L’installation au Maroc
L’alimentation :
Il est possible de trouver au Maroc tous les ingrédients de la cuisine européenne.
Seule la viande de porc est moins présente mais plusieurs boucheries et la plupart des grandes surfaces en proposent.
En outre, on trouve au Maroc une assez grande variété de poissons de bonne qualité.
Les fruits et légumes se trouvent en quantité dans de nombreux marchés et magasins.
Les fromages locaux ne sont pas la plus grande réussite alimentaire du Maroc et les fromages importés sont chers.
On peut également tout trouver en matière de boissons et les grandes surfaces proposent un large choix en matière de vins ou d’alcool (en période de Ramadan, l’approvisionnement est un peu plus difficile). Les vins marocains sont d’excellente qualité et d’un prix très abordable contrairement aux vins importés.
Le Maroc excelle en matière de gâteaux et pâtisseries.
La cuisine marocaine est évidemment à découvrir.
Monnaie :
La monnaie marocaine est le dirham.
1 euro = 11 dirhams
100 dirhams = 9 euros
Le taux de change est identique dans toutes les banques et dans tous les distributeurs.
Une carte visa ou autre carte bancaire permet de retirer de l’argent à partir de distributeurs présents dans toutes les grandes villes et certains lieux publics (aéroport, ...)
Le Maroc n’autorise ni l’entrée ni la sortie de sa monnaie.
Coût de la vie :
On pourrait proposer une règle générale de base :
- les produits importés sont chers ;
- les produits de consommation européenne sont légèrement moins chers qu’en Belgique ;
- les produits de consommation marocaine sont bon marché.
Voici une liste non exhaustive de prix en sachant que certains peuvent varier assez fortement selon les saisons :
(pour une conversion rapide 1 DH = ± 0.1 euro).
Scolarité :
La mission française propose un enseignement à partir du cycle maternel jusqu’au bac.
Il faut rappeler que le cycle primaire ne compte que 5 années dans le système français ce qui signifie qu’un diplôme de fin d’études primaires français n’est pas équivalent au certificat d’études de base en Belgique.
Les frais de scolarité dans les écoles de la mission française sont élevés mais l’intervention actuelle de l’APEFE permet de les couvrir.
L’inscription dans ces écoles est soumise à un numérus clausus et il faut la prévoir suffisamment tôt.
Il existe de nombreuses écoles privées qui dispensent un enseignement tant maternel que primaire et certaines sont d’un excellent niveau. Il s’agit toutefois d’être très attentif si le choix se porte sur ce type d’enseignement car des différences très significatives existent.
Par ailleurs, bien que le cycle primaire compte 6 années dans le système marocain, cet enseignement n’est pas reconnu par la Communauté française de Belgique et dès lors il faudra, en fin de ce cycle, prévoir de présenter les examens cantonaux ou diocésains en Belgique.
D’autre part, dans les écoles privées marocaines, une partie de l’enseignement se dispense en langue arabe (ce qui est une excellente occasion de la maîtriser).
Soins de santé :
Il existe, au Maroc, de nombreux médecins généralistes et spécialisés de qualité.
Les hôpitaux publics, par contre, n’ont pas une excellente réputation.
Il existe des cliniques privées qui fournissent un très bon service mais à des prix assez élevés.
Tous les médicaments peuvent se trouver sur le marché pharmaceutique à l’exception peut-être de ceux concernant un traitement très particulier.
La nomenclature est celle utilisée en France. Si donc un traitement doit être suivi, il est bon de se renseigner en Belgique sur la composition du médicament.
Les remboursements des frais médicaux se font par l’Ossom sur base des règles d’usage en Belgique.
Il est également bon de savoir que les médicaments homéopathiques apparaissent dans un nombre toujours croissant de pharmacies.
Personnel de maison :
Le recours au personnel de maison est d’usage au Maroc.
La demande pour ce type d’emploi est nombreuse et il peut être utile de se faire aider pour le ménage, la cuisine ou la garde des enfants. Cependant, une grande partie des personnes sollicitant du travail maîtrisent mal le français et cela peut entraîner des difficultés de communication.
La rémunération varie entre 800 et 1200 DH/mois suivant le nombre d’heures prestées et la qualité du service.
Beaucoup de foyers marocains utilisent les services de jeunes, voire de très jeunes enfants. Cela ne correspond pas aux valeurs que l’APEFE veut défendre et c’est de plus théoriquement interdit par la loi.
En cas d’habitation dans un endroit quelque peu isolé, il est prudent d’engager un gardien mais le plus souvent on peut faire appel à un gardiennage collectif (gardiens de quartier).
Transport :
Le Maroc est un grand pays, très riche en diversité de paysages. Il faut absolument le parcourir.
Le tableau ci-dessous renseigne sur les distances kilométriques entre les principales villes du pays :
La possession d’un véhicule est donc fortement recommandée.
Le marocain est, en règle générale, un être courtois et patient sauf en voiture. La circulation automobile en ville, bien qu’assez fluide (sauf à quelques heures de pointe) est dangereuse car très peu de règles sont respectées.
La plus grande prudence est donc de rigueur surtout en début de séjour.
L’approvisionnement en carburant ne pose pas de problème sauf en ce qui concerne l’essence sans plomb et le diesel 350 à l’intérieur du pays.
L’huile de moteur étant de qualité moyenne, il est recommandé de la vidanger plus régulièrement qu’en Europe.
Les taxis : ils sont très nombreux et pas chers. Il en existe de deux types : les « petits taxis » uniquement autorisés à circuler dans les périmètres urbains et les « grands taxis » qui assurent les liaisons entre les villes. Ces grands taxis sont souvent assez dangereux.
Les bus : ils circulent à l’intérieur des villes et assurent les liaisons entre le centre et la périphérie. Ils sont souvent bondés, très mal entretenus et parfois dangereux.
Les cars : ils assurent les liaisons inter-urbaines. Très inconfortables et très dangereux, ils sont déconseillés mais très bon marché. La CTM et SUPRATOUR (liée à l’ONCF) sont les deux seules compagnies qui garantissent un minimum de sécurité.
Le train : les voyages en train sont confortables et les horaires respectés. Comme partout dans le monde il y a des heures de pointe.
Il existe deux types de wagons pour voyager la nuit : le wagon-couchette et le wagon-lit.
Le wagon-couchette propose des banquettes en skaï fort inconfortables, par contre le wagon lit offre un véritable lit avec draps et couvertures ainsi qu’un coin toilette. Il faut essayer.
Les horaires de trains peuvent être consultés sur le site :
http://www.oncf.org.ma/scripts/horaires1.asp
Climat :
Six mois par an, le Maroc est un pays froid où le soleil est chaud.
Les chaleurs débutent en mai et se terminent fin octobre.
A partir de cette date, on peut connaître des périodes pluvieuses et froides. Les températures minimales apparaissent au mois de janvier où le thermomètre peut descendre jusqu’à 5°C la nuit et 16°C le jour à Rabat.
Des différences notables de variations de températures existent toutefois entre les régions océaniques et l’intérieur du pays.
Très peu de maisons possèdent un système de chauffage et la plupart sont très mal isolées, ce qui rend les soirées assez frileuses.
Il est fortement conseillé de vérifier si la maison que l’on souhaite habiter possède un feu ouvert. Cela réchauffe notablement l’ambiance des soirées à la maison.
Par ailleurs, on trouve partout des petits chauffages au gaz ou des radiateurs électriques (le coût de l’électricité est cependant assez élevé).
Les régions côtières (notamment Rabat) sont très humides et il est bon de prévoir des déshumidificateurs pour protéger le contenu des armoires et lingeries.
La longue période de sécheresse qu’a connue le Maroc semble avoir pris fin.
Congés :
Les coopérant-e-s APEFE bénéficient des jours fériés légaux au Maroc et ne peuvent pas prétendre aux jours fériés en Wallonie – Bruxelles.
Le tableau ci-dessous reprend les jours de congés légaux au Maroc pour l’année 2004.
Les congés pour fêtes religieuses musulmanes sont fixés en fonction du calendrier lunaire et peuvent de ce fait connaître des fluctuations.
Courrier postal
Le service postal au Maroc fonctionne bien.
Le prix d’un envoi normalisé standard vers la Belgique est de 6,5 – DH (0.60 euros)
Le courrier met en général une semaine pour parvenir à destination.
Il existe également des systèmes de poste rapide type DHL et les services internationaux EMS dans les bureaux de poste qui fonctionnent très bien.
Télécommunications :
Il existe partout des « téléboutiques » qui fonctionnent bien.
Il existe également des cabines téléphoniques à pièces ou à cartes qui fonctionnent assez bien.
Le prix d’une communication vers la Belgique est de 6 DH la minute.
Le réseau GSM est très développé et presque tous les marocains possèdent un téléphone portable.
Le GSM fonctionnent par cartes (disponibles partout) ou par abonnement.
Les marocains sont des spécialistes du décodage des GSM.
Le réseau internet fonctionne très bien au Maroc et depuis 2003, l’ADSL s’implante de plus en plus.
Média
Il existe deux chaînes de télévision au Maroc : RTM et 2M
Ce n’est probablement pas ce que le Maroc fait de mieux en matière d’information et de diffusion culturelle.
Il est donc conseillé d’acquérir une parabole et un récepteur numérique qui permettent un accès presqu’illimité aux stations TV.
Trois chaînes radio principales diffusent en français et en arabe sur le territoire (certaines émissions sont diffusées en anglais et en espagnol) : RTM, Radio Méditerranée et radio 2M.
Plusieurs chaînes régionales existent également.
Pour ce qui est de la presse écrite, elle s’est beaucoup développée depuis l’avènement du nouveau Roi et on peut considérer que la liberté d’expression existe au Maroc à condition de ne pas dépasser certaines limites.
Les principaux quotidiens qui paraissent en français sont :
- Al bayane ;
- L’économiste ;
- Libération ;
- Le matin du sahara ;
- L’opinion.
Il existe également plusieurs hebdomadaires :
- La Nouvelles Tribune ;
- Le Reporter ;
- Maroc Hebdo ;
- Tel Quel ;
- Le Journal ;
- L’Etincelle.
Et plusieurs revues féminines et familiales :
- Femmes du Maroc ;
- Familles actuelles ;
- La Citadine.
Et de nombreuses revues spécialisées.
Adresses utiles
La plupart des grandes villes proposent un guide pratique « Rabat de A à Z », « Casablanca de A à Z », ... qui répertorie la plupart des adresses utiles concernant les commerces, le tourisme ou les services.
Ces guides sont en vente dans la plupart des librairies.
Culture et loisirs
Média
Il existe deux chaînes de télévision au Maroc : RTM et 2M
Ce n’est probablement pas ce que le Maroc fait de mieux en matière d’information et de diffusion culturelle.
Il est donc conseillé d’acquérir une parabole et un récepteur numérique qui permettent un accès presqu’illimité aux stations TV.
Trois chaînes radio principales diffusent en français et en arabe sur le territoire (certaines émissions sont diffusées en anglais et en espagnol) : RTM, Radio Méditerranée et radio 2M.
Plusieurs chaînes régionales existent également.
Pour ce qui est de la presse écrite, elle s’est beaucoup développée depuis l’avènement du nouveau Roi et on peut considérer que la liberté d’expression existe au Maroc à condition de ne pas dépasser certaines limites.
Les principaux quotidiens qui paraissent en français sont :
- Al bayane ;
- L’économiste ;
- Libération ;
- Le matin du sahara ;
- L’opinion.
Il existe également plusieurs hebdomadaires :
- La Nouvelles Tribune ;
- Le Reporter ;
- Maroc Hebdo ;
- Tel Quel ;
- Le Journal ;
- L’Etincelle.
Et plusieurs revues féminines et familiales :
- Femmes du Maroc ;
- Familles actuelles ;
- La Citadine.
Et de nombreuses revues spécialisées.
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